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Marque employeur et recrutement 2.0 - 2ème edition

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Information about Marque employeur et recrutement 2.0 - 2ème edition
Career

Published on April 10, 2013

Author: captainjob

Source: slideshare.net

Description

RegionsJob propose dans cet ebook un décryptage des dernières tendances ne matière de marque employeur, mais aussi les témoignages de 6 entreprises sur leur manière de construire leur marque employeur en ligne.
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Marque employeuret recrutement 2.0exemples et bonnes pratiques 2ÈME ÉDITION

EDITODe par son statut de site leader en matière d’emploi, RegionsJob garde un œil attentif sur l’évolutiondu recrutement. Très présents sur le thème de l’identité numérique, nous nous intéressons de près àl’incidence des nouveaux modes de communication en ligne, qui impactent forcément les services RH.Pour accompagner notre enquête annuelle consacrée aux liens entre emploi et réseaux sociaux, nousdonnons aussi régulièrement la parole aux acteurs du marché.Le sujet récurrent quand on s’intéresse au recrutement 2.0 est sans conteste la marque employeur. Siles candidats doivent travailler leur employabilité, les entreprises sont aujourd’hui confrontées à la mar-ketisation de leur offre RH. Cette attractivité, problématique devenue centrale pour attirer les meilleurstalents, se concrétise par une présence plus appuyée qu’avant sur différents supports : médias sociaux,sites RH, jobboards mais aussi présences physiques lors de salons ou d’opérations de recrutement.Pour mieux comprendre les actions entreprises et leurs résultats, nous avons demandé à des experts durecrutement 2.0 de nous donner leur avis. Nous avons également interrogé des entreprises reconnuespour leurs bonnes pratiques. Quelle est leur vision de la marque employeur ? Quelles actions ont-ils misen place ? Comment mettent-ils en place des stratégies complémentaires avec les outils classiques ?Merci à tous les intervenants qui ont accepté de répondre à nos questions : Laurent Pernelle pour Al-lianz, le Colonel Conégéro pour l’Armée de Terre, Jean-Marc Mickeler pour Deloitte, Sébastien Tournéde Disneyland Paris, Marie-Dominique Jacquet de L’Oréal, Marie Pelpel du Crédit Agricole, Arnaud Pot-tier-Rossi de l’agence Kalaapa, Franck La Pinta de la Société Générale et Daniel Prin, Directeur Généralde TMP Worldwide. Mais aussi trois intervenants de RegionsJob, Fabrice Mazoir (Responsable édito-rial), Flavien Chantrel (Social Media Manager) et Fabian Ropars (community manager). Bonne lecture !L’équipe RegionsJob

SOMMAIREQUELLES TENDANCES POUR LA MARQUE EMPLOYEUR ?L’expérience candidat, vitrine de la marque employeur 5Franck La PintaStratégie RH - Faut-il céder aux sirènes des nouveaux réseaux sociaux ? 7Arnaud Pottier RossiLe contenu, matière première de la marque employeur 9Fabrice MazoirLa marque employeur, une démarche globale ou locale 12Daniel PrinRéseaux sociaux et RH - 5 enseignements pour 2013 13Flavien ChantrelLes entreprises leaders en matière de marque employeur 16Fabian RoparsBONNES PRATIQUES : LA MARQUE EMPLOYEUR MISE EN PRATIQUEAllianz : associer la marque employeur à la stratégie globale de l’entreprise 19Laurent PernelleLa stratégie marque employeur de L’Oréal sur les réseaux sociaux 21Marie-Dominique JacquetDisneyland Paris : une stratégie digitale cohérente 24Sébastien TournéMarque employeur, l’approche de l’armée de Terre 27Colonel ConégéroAvec Welcome, Crédit Agricole fédère ses différentes entités 30Marie PelpelDeloitte, une stratégie marque employeur multicanale 33Jean-Marc Mickeler

1QUELLES TENDANCESPOUR LA MARQUEEMPLOYEUR

QUELLES TENDANCES POUR LA MARQUE EMPLOYEUR ?L’EXPÉRIENCE CANDIDAT, VITRINE DE LA MARQUE EMPLOYEUR Interview de Franck La PintaFranck La Pinta est Responsable Marketing Web et RH 2.0 du groupe SociétéGénérale. Sa mission consiste à installer le positionnement RH 2.0, développerl’attractivité de la marque employeur en interne et en externe via les médiasnumériques et sociaux, optimiser les actions de communication de recrute-ment, et accompagner les transformations des RH liées au 2.0. Il anime desséminaires, conférences, et assure des formations en écoles sur le recrute-ment 2.0, la Marque Employeur, le Marketing RH. Il est également le Directeurdu Pôle Campus de l’Observatoire des Réseaux Sociaux d’Entreprises.Qu’est-ce que recouvre le terme expérience candidatconcrètement ?L’expérience candidat, c’est l’ensemble des contacts qu’aura le candidatavec la marque : des contacts physiques mais aussi des contacts virtuels ou à distance, comme des échanges télé-phoniques, sur Internet ou par mail.Ce sont aussi parfois des contacts plus éphémères : les difficultés rencontrées dans l’acte de postuler, le contact surles réseaux sociaux, ou plus importants comme la manière dont le candidat est accueilli à l’occasion d’un entretien. Etlà, les petits détails peuvent avoir une grande influence sur le ressenti du candidat : les locaux étaient-ils confortables ?Le plan d’accès envoyé était-il assez précis ? Est-ce que le candidat a été reçu à l’heure ? Autant de signaux qui vontconstruire la perception du candidat et lui donner envie, ou pas, de poursuivre le processus (on est ici dans l’atteinte del’objectif opérationnel), mais aussi marquer fortement l’image qu’il se fait de l’entreprise, et ce à plus forte raison si leprocessus ne se conclut pas par un recrutement, ce qui est statistiquement le cas le plus fréquent.C’est un peu le pendant du savoir-être qu’on attend des candidats ?Oui et la difficulté, c’est que différents représentants de l’entreprise interviennent dans ce « cycle de vie du candidat ».Les entreprises ne maîtrisent pas forcément tous les points de contacts entre le candidat et la marque employeur, etle candidat attend aussi de son côté un discours personnel, plus humain, donc forcément plus subjectif. Vouloir toutcontrôler est une utopie et n’est certainement pas la solution : il faut savoir faire confiance à ses équipes. On ne peutparler de collaborateurs-ambassadeurs et dans le même temps ne vouloir que des clones. Un autre élément importantde cette expérience est de considérer la temporalité de cette relation, en s’interrogeant sur les phases en amont. Onpeut alors définir 3 phases qui aideront à définir les actions à mettre en place, les types de contenus à développer.Quelles sont ces différentes phases du « cycle de vie du candidat » ?La première phase, c’est le traditionnel candidat en « veille passive ». Ses attentes ne portent pas sur une candidature àcourt terme, inutile de le submerger d’offres d’emploi. D’ailleurs, il n’a peut-être jamais encore considéré votre entreprisecomme un employeur potentiel. Les discours sur votre politique en matière de formation ou de promotions de carrièresont sans doute prématurés. En revanche, on éveillera son attention par des contenus utiles, moins orientés sur undiscours commercial mais plus empathiques. Les médias sociaux sont bien évidemment le média privilégié pour initierce type d’actions. Il s’agit pour la marque RH de maintenir une présence à l’esprit non intrusive.Avec la phase 2, le candidat entre dans une démarche plus active, son échéance se raccourcit. Il va donc être en re-cherche d’informations plus opérationnelles pour orienter ses choix. Il sera plus sensible à un discours et des argumentsde marketing RH. L’enjeu de l’entreprise est de passer de cette simple présence à l’esprit à une notion d’employeurpotentiel, voire idéalement d’employeur préféré. Comment identifier le passage de la phase 1 à la phase 2 : c’est par laqualité des échanges que l’entreprise aura réussi à développer au travers de ses communautés de candidats froids. Etbien-sûr, les entreprises qui auront su se faire identifier et apprécier durant la phase 1 verront leurs efforts récompensésen phase 2.Enfin, la phase 3 correspond à cette période durant laquelle le candidat vient d’intégrer son nouveau poste. Il sera peuréceptif à des sollicitations d’autres employeurs, inutile donc de gaspiller son énergie et ses ressources. 5

QUELLES TENDANCES POUR LA MARQUE EMPLOYEUR ?Pour une majorité de candidats l’expérience candidat se termine par un refus, commentfaire pour que cette réponse négative ne marque pas un coup d’arrêt à la relation ?Ce qui compte d’abord c’est que la phase en amont se soit déjà bien passée. Car évidemment, sur dix candidats quisont en course, un seul sera retenu. Même si l’issue négative génère une frustration, quand les traces qui précédent ontété positives, la réputation portée, sera positive.Pour une entreprise, comment donner une cohérence au parcours du candidat ?Compte-tenu du nombre d’intervenants, c’est difficile, et la relation échappe parfois au strict domaine de compétencesdes RH. Ainsi, il est difficile de séparer « l’expérience candidat » de « l’expérience client » : si un client a une mauvaiseexpérience avec les produits de l’entreprise, ou sur le point de vente, il va également nourrir la marque employeur d’at-tributs négatifs. Mais l’inverse est vrai aussi : se retrouver dans son agence bancaire face à un conseiller qui donne unebonne image de son métier va contribuer à nourrir une prescription positive en faveur de l’entreprise en tant qu’em-ployeur. Image de marque et marque employeur sont étroitement liées. Autre exemple, le lieu où sont accueillis lescandidats relève en effet plus de l’immobilier d’entreprise que des prérogatives des services RH, pourtant il a un impactd’image certain.Est-ce que les réseaux sociaux simplifient l’expérience candidat en permettant de rentrer encontact facilement avec des représentants d’une entreprise ou au contraire, est-ce que çacomplique le travail de l’entreprise pour rendre cette expérience candidat plus cohérente ?Les médias sociaux sont des outils qui interviennent dans la première phase du cycle de vie du candidat. C’est lemoment où il faut lever les a priori, maintenir une présence à l’esprit et se montrer comme une entreprise ayant uneapproche intéressante sur ces réseaux. Prenons deux exemples dont l’impact des réseaux sociaux est opposé : 1ercas, dans le domaine des relations écoles, les réseaux sociaux permettent d’étaler dans le temps les échanges avecdes étudiants, alors qu’une présence uniquement physique au sein des écoles sera par nature ponctuelle. L’expériencecandidat s’en trouvera enrichie. A l’inverse, on peut aussi se demander si la possibilité de postuler avec son profil Linke-dIn ou Facebook contribue à donner une expérience positive avec la marque employeur. La candidature en un clic esttellement éphémère qu’on peut considérer que son impact sur l’expérience candidat sera quasi nulle. 6

QUELLES TENDANCES POUR LA MARQUE EMPLOYEUR ?STRATÉGIE RH : FAUT-IL CÉDER AUX SIRÈNES DES NOUVEAUX RÉ-SEAUX SOCIAUX ? Arnaud Pottier-RossiAprès 10 années passées à la fois en agence de communication RH & Corporate (TheLink Factory puis HR Gardens – groupe Euro RSCG), dans la Presse (Publications Mé-tro) et en Jobboards (Sourcea puis Stepstone) il s’associe en 2010 à Cécile Ponchel,experte en Relations Publiques et Médias, pour fonder l’agence de communication Ka-laapa (Signifie en sanskrit : « Qui lie les choses entre elles – qui crée du lien »). Agrégateurde Talents, Kalaapa propose ses services en Communication RH et marque employeur(Général d’Optique, Mondial Assistance, UCPA…), en Communication de Marque BtoB/BtoC (Expectra, Syntec Etudes et Conseil, GFI Informatique…) et en Relations Publiqueset Médias (UHU, Crayola, BVA, ACE Credit, Corporama…).Vade retro microcosme des RH 2.0… Tu pervertis notre perception du marché ! Nous avons trop souvent tendance àpenser avec les réflexes RH 2.0 et à croire que tout le monde est aussi addict que nous. Au cours des formations queje dispense ou lors des conférences et petits-déjeuners que j’anime sur le rôle des réseaux sociaux dans les stratégiesRH, il m’arrive souvent d’entreprendre avant toute chose un petit sondage de l’assistance, composée de personnels RH,du chargé de recrutement au directeur des ressources humaines. Qui connaît Viadeo et Linkedin ? Toutes les mains selèvent. Qui est inscrit sur ces réseaux sociaux ? Une majorité de mains se lève.Normal en somme, étant donné la fonction des participants et la couverture médiatique réalisée par ces réseaux so-ciaux. Je passe ensuite à Facebook : toutes les mains se lèvent sur la notoriété et généralement les ¾ des participantssont inscrits. Rien d’original… Je passe donc à Twitter, et là c’est la dégringolade. Si j’ai la moitié des répondants àla première question, je me retrouve avec 2 ou 3 personnes seulement pour ma seconde question alors que la sallerassemble 50 personnes. C’est un fait, le monde des réseaux sociaux évolue vite, très vite et à moins d’être un earlyadopter ou un passionné, il est difficile de suivre le mouvement en temps réel.On s’inscrit sur un réseau social, on investit de son temps pour en connaître les us et coutumes, on développe et déploieune stratégie et… On entend alors qu’un autre réseau social vient de sortir, encore meilleur, encore plus innovant, theplace to be… Tous ces efforts pour rien ? Doit-on abandonner ce que l’on a construit ? Dois-je diversifier ma présence ?Partir sur d’autres réseaux ? Ou alors comment puis-je gérer mes différentes présences ? Pinterest, Quora, Instagramou tout récemment Vine viennent de faire leur apparition dans la famille des réseaux sociaux. Sont-ils de bons canauxpour ma stratégie RH ? Commençons par un tour d’horizon des médias sociaux du moment. 7

QUELLES TENDANCES POUR LA MARQUE EMPLOYEUR ?Pinterest est un réseau social permettant de reproduire le concept du tableau de liège de notre enfance (je parle auxplus de 30 ans) de manière numérique. Vous visitez un site, une photo de mode vous intéresse et hop vous cliquez surle bouton « Pin It » (préalablement installé dans votre barre de navigation) et cette photo se retrouve sur votre « Board ».Les personnes qui suivent votre compte ou sont abonnées à vos « tableaux » pourront voir votre nouvelle photo et àleur tour la « repinner » pour la mettre dans le leur. D’un point de vue RH, cela donne quoi ? Pour les entreprises, celapermet bien évidemment de développer sa marque employeur. L’un des meilleurs exemples provient de l’US Army. Suivipar plus de 5 500 followers, le compte rassemble 31 boards et 899 pins où l’on peut suivre les missions de l’armée,l’armement mais aussi des boards démontrant des aspects moins guerriers tels que la protection et l’aide aux civils,l’histoire de l’armée, les vétérans, la ré-insertion des blessés... Bref, toutes les facettes de l’US Army sont présentées,pour s’adresser aux différentes cibles potentielles de l’armée et susciter leur intérêt. Les entreprises peuvent égalementmettre en avant leurs métiers via les photos ou les vidéos, rendant réels des intitulés parfois nébuleux. Elles peuventaussi utiliser Pinterest pour diffuser des offres d’emploi, que ce soit par de la mise en avant des modules presse classi-ques ou par la vidéo et bien évidemment au travers d’infographies. On peut aussi repérer des candidats qui, très créatifs,réalisent leur CV sur Pinterest.De son côté, Instagram est une plateforme sociale dédiée à la photo. Vous pouvez prendre des clichés, les retravail-ler et les partager avec votre communauté de followers. Si Pinterest s’enrichit du contenu produit par d’autres, pourInstagram vous allez devoir être producteur. Et en quoi cela peut-il aider la marque employeur d’une entreprise ? Toutcomme Pinterest, cette plateforme va utiliser l’image pour ouvrir de manière virtuelle les portes de votre entreprise etainsi attirer les candidats en leur donnant envie de rejoindre l’entreprise. On va donc poster des images de collabora-teurs en situation de travail, des photos des bureaux, des points de ventes, des produits finis ou en cours de production,des candidats motivés pour intégrer l’entreprise... Tout est fait pour que la personne qui suit le compte se projette dansla peau d’un collaborateur. C’est par exemple le cas des hôtels Mariott, de General Electric ou bien encore Starbucks.L’un des 5 piliers des réseaux sociaux est l’interconnexion des personnes, bien sûr, mais aussi des services. Autant direque votre compte Instagram trouvera sa place s’il est interconnecté avec vos autres comptes plus grand public commeFacebook (qui en a fait l’acquisition en avril 2012) ou Twitter.Il y a aussi Quora (plateforme de question/réponses), Foursquare (réseau social de géolocalisation) ou tout récemmentVine (outil de vidéo développé par et pour twitter)… Cette liste est non-exhaustive et nous renvoie un sentiment vertigi-neux de fuite en avant ! Alors est-ce que cela fonctionne pour les RH ? En bon communicant, je vous répondrais qu’àpartir du moment où votre cible (candidat potentiel, salarié…) est présente sur ces canaux, que ce soit pour du recru-tement pur ou pour développer votre marque employeur, chaque outil compte ! Maintenant, tout est une question derapport Quantité/Efficacité/Temps. • Le Critère Quantité :Prenons par exemple Pinterest avec ses 20 millions d’utilisateurs dans le monde. Il ne représente peut-être pas plus de500 000 utilisateurs en France (les derniers chiffres étaient de 259 000 en février 2012). Que représentent ces 500 000personnes rapportées aux 26 millions d’utilisateurs français d’un Facebook où même d’un Linkedin / Viadéo qui tour-nent chacun autour de 5 millions d’utilisateurs ? • Le critère Efficacité :Si sur ces 500 000 utilisateurs, votre cible est très bien représentée et que vous arrivez à nouer une relation pérenne etefficace avec elle, pourquoi s’en priver ? • Le critère Temps :C’est le plus important ! Sur les réseaux sociaux, l’investissement, c’est votre temps ou celui de votre équipe. Doncsi je peux entretenir une relation sur Pinterest avec quelques utilisateurs cibles, allons-y, mais si je suis limité en tempspeut-être vaudrait-il mieux rester sur les réseaux à plus forte audience et ainsi rentabiliser mon investissement temps !Voilà 3 critères pour mesurer et étudier la valeur à l’instant T d’un nouveau réseau social… Sauf que ce serait trop simple.Il y a aussi l’image ! Pour certaines cibles, dans certains secteurs, ou pour certains journalistes, être un prescripteur etessayer les nouveaux réseaux peuvent vous faire percevoir comme une entreprise innovante, en adéquation avec sacible (souvenez-vous de BNP sur Second Life).Quantité, Efficacité, Temps, Image… On le voit, il n’y a pas une réponse normée, généralisée à l’utilisation des nouveauxréseaux sociaux mais une multitude de possibilités. Quels conseils puis-je vous donner alors ?D’être curieux, d’être à l’affût de ce qui se fait, de venir tester petitement, de regarder comment cela réagit en fonctionde vos cibles (communautés de talents ?), vos objectifs et de votre stratégie. Enfin, je vous recommanderai de ne pointécouter les autres, moi le premier, afin de vivre votre propre expérience « utilisateur » ! Je vous laisse, je dois valider moninscription sur Celly… 8

QUELLES TENDANCES POUR LA MARQUE EMPLOYEUR ?LE CONTENU, MATIÈRE PREMIÈRE DE LA MARQUE EMPLOYEUR Fabrice MazoirResponsable éditorial des sites RegionsJob depuis 2006, ancien journalistede presse écrite (Ouest-France, Quotidien de la Réunion, Midi Libre), de for-mation universitaire (DEA et Maîtrise de Sciences Politiques, Licence d’His-toire). Ecrit des articles sur l’actualité de l’emploi, de la formation et des Res-sources Humaines.La marque employeur d’une entreprise ne se construit pas toute seule. Il nesuffit pas non plus d’être présent sur les réseaux sociaux pour que les can-didats s’intéressent à elle... Encore faut-il avoir quelque chose à leur dire, del’information utile à leur donner.C’est pourquoi la marque employeur, comme la marque tout court, ne peutpas vivre sans un contenu riche, varié et régulier. C’est une évidence, maisalors quel genre de brand content doit-on diffuser pour accompagner le dé-ploiement d’une marque employeur qui a du sens ?Mettre au rencard les témoignages...La réponse est complexe et il faut sans doute commencer par évacuer le contenu qui n’a plus de sens aujourd’hui.Comme par exemple les témoignages des collaborateurs, qui sont sur les sites carrières des entreprises les contenusles plus fréquents. Les RH sont friands de ces « articles », souvent déclinés sous forme d’interviews, de verbatims oude vidéos. Mais ces témoignages (qu’ils soient vrais ou faux, illustrés de véritables portraits ou de photos de banqued’images) ont perdu toute crédibilité au fil du temps. La publicité a contribué à brouiller les pistes en mettant en scènede vrais collaborateurs-ambassadeurs et de faux employés modèles bien propres sur eux.Plus personne ne croit à la véracité des témoignages collaborateurs. Les internautes préfèrent se renseigner eux-mêmesdirectement via les médias sociaux en contactant les personnes de leur réseau qui ont déjà travaillé ou qui travaillentencore dans l’entreprise où ils envisagent de postuler. Seule exception peut-être : les vidéos de témoignages dans lesstarts-ups où on sent que le discours est spontané et l’ambiance plutôt « cool ».... et le discours sur les valeursDeuxième contenu « classique » à oublier : le discours institutionnel autour des valeurs. Avez-vous remarqué à quel pointces 4-5 mots-clés sont interchangeables entre les différentes entreprises ? Esprit d’équipe, honnêteté, proximité avecle client... C’est toujours la même rengaine. Ces valeurs ont forcément du sens en interne pour les managers, mais lescandidats attendent aujourd’hui autre chose qu’un discours mille fois ressassé.Avant de se pencher sur la nature du contenu, il faut également se poser la question du support. Ou plutôt des supports.Pour une entreprise qui souhaite construire une marque employeur cohérente, la tête de pont d’un dispositif sera bienévidemment un site carrière, un blog ou une page carrière sur le site corporate ou encore une page « officielle » sur unréseau social. Alimenté régulièrement, cet espace viendra nourrir les présences sociales avec des articles frais. Finale-ment, la bonne recette d’une page carrière c’est celle du hamburger avec ses multiples couches, comme le rappellecette infographie de Match FWD dénichée par le site Undercover Recruiter. 9

QUELLES TENDANCES POUR LA MARQUE EMPLOYEUR ?Que faut-il proposer comme contenu ? Du contenu varié, dans les formats (interview, brève, reportage, vidéo, concours, photos, infographie, applica-tion mobile ou sociale, veille sur des articles intéressants...) et dans les thèmes : une info sur le marché, l’activité de l’en-treprise, un évènement ou une présence sur un forum de recrutement, une annonce sur du mécénat, un passage dansles médias, une vue des locaux... Il faut absolument alterner les sujets et les traitements pour ne pas lasser vos lecteurs. Du contenu régulier. Beaucoup de rubriques actualités des sites carrières semblent désertées depuis bien troplongtemps. Si personne ne l’alimente, personne n’y viendra. Se tenir à des publications régulières permet aussi de mieuxdéfinir sa stratégie sur la durée. 10

QUELLES TENDANCES POUR LA MARQUE EMPLOYEUR ? Du contenu segmenté. Pour les employeurs qui ont une actualité riche, la segmentation en fonction des publicspeut être utile. Avec des pages ou des espaces dédiés par exemple aux alternants, aux jeunes diplômés, aux futursstagiaires ou étudiants, aux travailleurs handicapés... Le contenu sera plus efficace s’il est ciblé précisément. (Voir lesexemples de Tous Uniques sur le handicap ou de Sos Apprentis pour les alternants). Du contenu utile. Les internautes qui s’intéressent à votre entreprise ne veulent pas uniquement du discours, ilsont besoin de vos conseils et d’en savoir plus sur vos métiers. Comment bien postuler, faire un bon CV, quelles sont lesétapes et les procédures de recrutement, la journée-type d’un salarié, l’ambiance... ? Il faut leur donner de la matière sivous voulez des candidatures pertinentes et motivées. Du contenu à partager. A l’heure des réseaux sociaux, il faut se mettre un peu à la place des internautes et leurdonner des informations qu’ils sont susceptibles de partager facilement sur leurs profils. En utilisant de nouveaux formatssociaux, du contenu orienté autour de la gamification (serious game, concours, quiz) peut prendre une dimension virale quisera au service de la marque employeur, et même de la marque globale. Voir par exemple la stratégie digitale de DisneylandParis ou récemment la vidéo d’Heineken qui faisait le lien avec l’activité de sponsoring sur la Ligue des Champions.Faire le lien c’est sans doute l’objectif à garder toujours en tête quand on produit du brand content orienté employeur.Le but de ce contenu est en effet d’entretenir une relation avec le candidat, et pas uniquement au moment où il seradans une démarche active de candidature. L’autre lien à faire impérativement c’est de combiner le online avec le offline.Les échanges doivent à un moment donné déboucher sur de vrais rencontres : lors d’événements ciblés comme desforums de recrutement, en entretien ou à l’occasion de job dating, de soirées de recrutement, d’événements sportifs...Evidemment le déploiement de contenus riches variés implique aussi d’avoir du budget et des ressources. Un serviceRH ou les responsables de marque employeur ont donc tout intérêt à se rapprocher de leur service com’ qui ont l’ha-bitude (et les moyens) de produire du contenu ; cela oblige à changer les habitudes de travail et à se connecter avec lastratégie de com’ globale. 11

QUELLES TENDANCES POUR LA MARQUE EMPLOYEUR ?LA MARQUE EMPLOYEUR : UNE STRATÉGIE GLOBALE OU LOCALE Daniel PrinA 51 ans, Daniel Prin dirige les activités de TMP Worldwide en Europe. Après diversesexpériences en agence et dans des sociétés d’étude marketing, il prend la directionde la filiale française de TMP en 2000, et crée le département consulting en 2007 enpartenariat avec People in Business (cabinet de conseil anglais spécialisé en « EmployerBrand Management »). A ce titre, il intervient régulièrement sur des missions de conseilauprès d’entreprises françaises et internationales : en 2012, Sanofi, L’Oréal, Ferrero...Pour les entreprises internationales, la question se pose régulièrement. Le contenu de lamarque employeur doit-elle être la même partout, ou faut-il laisser aux équipes locales lapossibilité de développer leur propre discours employeur, quitte à nuire à la marque globale.Préférer des réponses locales...De nombreux critères peuvent pousser à privilégier une réponse locale : hétérogénéité des besoins de recrutements enfonction des pays, grande diversité des marchés des candidats, spécificités culturelles qui amèneraient les candidats àexprimer des aspirations différentes d’un pays à l’autre, et sans doute la principale : envie du management et des RHde faire de la communication employeur un pré-carré local.... et constater qu’elles fonctionnent moins bien !Pourtant, toutes les études disponibles démontrent que la communication employeur traitée au niveau global est plusefficace pour attirer les meilleurs candidats.Dans les pays émergents en forte croissance, mais aussi dans les pays plus « mûrs », les candidats identifient et valori-sent clairement deux catégories d’employeur : • Les leaders locaux, dans lesquels les forts potentiels savent qu’ils auront toujours une « prime à la nationalité », et qui développent souvent, en particulier dans les pays émergents, une forme de fierté nationale associée (cf. Tata en Inde, Cemex au Mexique, Bank of China en Chine, etc.) • Les leaders internationaux, capable de proposer à la fois des carrières internationales et des méthodes RH permettant de développer tous les talents dans leur diversité.Le modèle américain toujours efficaceEt malheureusement pour les entreprises d’origine européenne, force est de constater que la plupart de ces entre-prises qui réussissent à faire jeu égale avec les leaders locaux sont américaines : Procter & Gamble pour les formations« business » et Google pour les formations « ingénieurs » en sont les exemples parfaits. Et quand on s’intéresse à leurdiscours employeur, on constate qu’il est très structuré et parfaitement homogène dans tous les pays du monde, ga-rantissant aux meilleurs profils la même entreprise, le même environnement de travail et surtout la même capacité à faireréussir les talents.La recette paraît tellement simple et efficace qu’on ne peut que s’interroger sur les raisons qui poussent tant d’entre-prises européennes à privilégier des réponses locales. 12

QUELLES TENDANCES POUR LA MARQUE EMPLOYEUR ?RÉSEAUX SOCIAUX ET RH - 5 ENSEIGNEMENTS POUR 2013 Flavien ChantrelFlavien Chantrel est Social Media Manager pour RegionsJob. Il s’occupe dela présence sur les médias sociaux de l’entreprise, mais aussi de différentsespaces comme le Blog du Modérateur. Il est notamment en charge chaqueannée d’une enquête consacrée à l’utilisation des réseaux sociaux en matièred’emploi, côté candidats et côté recruteurs.Les résultats de la troisième édition de notre enquête sur l’usage des réseauxsociaux dans le recrutement ont été publiés fin novembre. 8 116 candidats et490 recruteurs avaient été interrogés sur leur usage des médias sociaux enmatière d’emploi. Le but de cette enquête était de comprendre les change-ments induits par ces nouveaux lieux de communication, mais aussi de discer-ner le vrai du faux dans les nombreux discours contradictoires lus et entendus.Les médias sociaux, future plaque centrale du recrutement ou gadgets inuti-les ? Il est temps de faire le bilan. Pour bien débuter l’année, nous vous pro-posons de nous pencher avec plus d’attention sur ces résultats. Quelles sontles tendances pour 2013 ? Comment a évolué cette niche du recrutement cesdernières années ? Prenons du recul pour mieux comprendre l’importanced’une présence en ligne pour un service RH et une entreprise.1. Les réseaux sociaux font partie du paysage...Le phénomène des réseaux sociaux n’a que quelques années, mais leur utilisation est déjà très forte. Ils se sont imposésen très peu de temps dans la sphère privée. Le chiffre le plus symbolique est sans doute le milliard de membres atteintpar Facebook en fin d’année. 76% des candidats disposent d’un profil professionnel en ligne, 85% sont inscrits sur aumoins un réseau social. Et ils ne sont que 8% à se considérer comme internautes débutants.Le constat est le même du côté des recruteurs. 53% déclarent être présents sur au moins un réseau social. Seuls 33%d’entre eux se disent débutants sur les réseaux sociaux. Et 69% des recruteurs utilisant les réseaux sociaux pour recru-ter le font depuis plus d’un an. On ne peut donc plus vraiment parler de nouveauté. Les réseaux sociaux sont déjà bienconnus des services RH, même s’il reste bien sûr des personnes non convaincues ou qui ont besoin d’améliorer leurscompétences en la matière. 2013 devrait continuer sur cette lancée, avec une consolidation de la place de ces derniers,sans pour autant que cela bouleverse le paysage du recrutement. 13

QUELLES TENDANCES POUR LA MARQUE EMPLOYEUR ?2. ...Mais ils restent secondaires et complémentaires des autres outils de recrutementEn matière d’utilisation, les chiffres évoluent peu depuis notre première enquête. 35% des candidats déclarent ainsiutiliser les réseaux sociaux dans le cadre de leur recherche d’emploi, contre 30% et 36% les années précédentes. Lesjobboards, de leur côté, voient leur cote de popularité rester au même niveau : 97%, puis 98% et 96%. La tendanceest la même chez les recruteurs, avec des taux d’utilisation qui évoluent peu, même s’ils sont un peu plus friands desréseaux sociaux que les candidats : 47%, 49% puis 53% pour les réseaux sociaux, contre 88%, 87% et 85% pour lessites emploi.Cette place secondaire des réseaux sociaux se confirme dans l’importance qui leur est donnée. Sur les 10 moyens derecherche d’emploi proposés, ils n’arrivent qu’en avant-dernière position des outils les plus utiles, tout juste devant lapresse. Ils font un peu mieux chez les recruteurs en arrivant à la sixième position des outils les plus importants pour re-cruter. Ce constat est le même depuis notre première enquête, rien n’indique donc que 2013 y changera quelque chose.3. Réseaux sociaux et recrutement, un bilan très mitigéBien sûr, on trouvera toujours des exemples de bons élèves qui réussissent à tirer pleinement profit des réseaux so-ciaux.. Mais ils semblent être l’exception qui confirme la règle. Les résultats en matière de recrutement sont encore unefois décevants dans notre dernière enquête, ce qui explique sans doute l’importance moindre qui leur est donnée. Siun recruteur sur deux les utilise, ils ne sont pourtant que 37% à avoir réussi à trouver un collaborateur par ce biais, etsurtout 11% à avoir effectué plus de 3 embauches sur les 12 derniers mois. Et cela malgré un temps important passésur les sites, en moyenne entre 1h30 pour les blogs professionnels et 3h43 pour Viadéo par semaine.La raison principale de cet état de fait ? Les profils présents ne correspondent pas à ceux recherchés. Et cela semblelogique. Plus son secteur est pénurique, et plus un candidat fera l’effort de chercher des voies alternatives de retour àl’emploi. Le recruteur aura lui le problème inverse, en cherchant l’oiseau rare qui lui n’a pas besoin d’être présent en lignepour être chassé. Ces chiffres se répercutent du côté des candidats. 34% ont été contactés par un recruteur suite à leurprésence, mais seulement 4% a été effectivement embauché par ce biais. L’effet déceptif est forcément présent pourceux qui s’y sont essayés sans réussite, ce qui peut expliquer que les chiffres ne décollent pas. Et rien ne fait penserque 2013 changera la donne. 14

QUELLES TENDANCES POUR LA MARQUE EMPLOYEUR ?4. L’identité numérique, problématique d’actualité pour les candidatsC’est ce qui a réellement changé avec l’évolution du web et l’arrivée des réseaux sociaux : le nombre de donnéespersonnelles (et professionnelles) disponibles en ligne a explosé. L’étape suivante est logique : il va falloir apprendre àles contrôler et à leur donner un impact sur notre employabilité. Apprendre à se mettre en avant est devenu une notionimportante, entre maîtrise de l’identité numérique et personal branding. 68% des recruteurs déclaraient ainsi en 2012faire des recherches en ligne sur les candidats pendant les phases de sélection, contre 44% en 2011 et 36% en 2010.Et ces informations sont fortement utilisées, puisque 25% des recruteurs s’en sont déjà servi pour écarter quelqu’un, et27% pour engager un collaborateur. Ils cherchent en priorité à recouper les informations présentes sur le CV (79%) et àvoir les retombées liées aux précédents postes (52%). L’impact de ces informations disponibles en ligne est crucial, unebonne raison pour que les candidats s’intéressent de plus près au sujet en 2013.5. La marque employeur, ou quand les RH doivent faire leurs preuvesLa logique est la même que pour l’identité numérique. Le candidat a désormais toutes les armes pour savoir où il vamettre les pieds quand il postule. L’entreprise doit donc prendre en main ce qui se dit sur elle, publier du contenu infor-matif et soigner son image. Cette logique de marque employeur est de plus en plus importante pour attirer les meilleursprofils. Ces derniers ayant le choix de leur destination, ils choisiront l’entreprise qui a réussi à les convaincre. Et ils sontde plus en plus nombreux à se renseigner ainsi : 87% dans la dernière édition de notre enquête. 58% des candidats ontensuite abandonné l’idée de postuler à une offre suite aux informations trouvées, et 71% ont au contraire postulé alorsqu’ils ne l’avaient pas forcément prévu car ils ont apprécié ce qu’ils ont trouvé. Avant de penser à trouver de nouvellescandidatures, les RH devront donc penser en 2013 à mieux convertir les lectures sur leurs annonces en candidatures.Cela passera par plus de contenu, de communication RH mais aussi par un travail en interne sur l’attractivité de l’entre-prise. Des chantiers importants qui soulignent l’intérêt principal à l’heure actuelle des réseaux sociaux : communiquer etfaire passer des informations et des messages. Vaste programme ! 15

QUELLES TENDANCES POUR LA MARQUE EMPLOYEUR ?LES ENTREPRISES LEADERS EN MATIÈRE DE MARQUE EMPLOYEUR Fabian RoparsFabian Ropars est Community Manager pour Regionsjob. Il s’occupe no-tamment des communautés RegionsJob sur les différents réseaux sociaux,mais aussi de différents espaces comme Modes RH ou le Blog du Modérateur.La société italienne Lundquist spécialisée dans le conseil aux entreprises vientde publier un classement des groupes ayant la meilleure marque employeuren ligne. Un Top 100 particulièrement rigoureux puisqu’il prend en comptede multiples critères : site corporate, site carrière et utilisation des réseauxsociaux. Dans ce classement des entreprises à même d’attirer ou de retenirles meilleurs profils, deux entreprises tirent leur épingle du jeu : Allianz et laSociété Générale.Quels enseignements ?L’étude menée par Lundquist sur les 100 plus grandes entreprises européennes révèle quelques faits marquants sur lamarque employeur à l’heure actuelle.Une des informations à retenir est que toutes les entreprises étudiées semblent avoir pris la mesure de l’importance desréseaux sociaux dans leur stratégie marque employeur. Les réseaux sociaux numériques et les portails mobiles seraientquant à eux encore sous-utilisés dans la construction et la promotion d’une image attractive auprès des candidats etfuturs employés. Vu l’importance croissante du mobile, nul doute que cette tendance s’inversera très vite.Ce qui ressort surtout c’est la réelle prise de conscience des entreprises de l’importance du rayonnement de la marqueemployeur en ligne. La plupart des grandes entreprises ont aujourd’hui une stratégie digitale clairement définie.Plusieurs chiffres clés émergent par ailleurs de cette étude : • 30% des grandes sociétés européennes ont au moins un compte sur les réseaux sociaux dédié au recrutement • 80% des sites ne sont pas compatibles aux périphériques mobiles • 38% des entreprises mettent en avant leurs efforts RSE auprès de leurs potentiels employés • 85% des entreprises ne précisent pas aux candidats s’ils recevront (et quand) une réponse à l’issue d’un en- tretien d’embauche 16

QUELLES TENDANCES POUR LA MARQUE EMPLOYEUR ?La Société Générale et Allianz plébiscitésL’assureur allemand Allianz, et la Société Générale sont respectivement 1er et 4ème du classement Lundquist. DominikHahn responsable de la marque employeur pour Allianz SE à Munich, et Franck La Pinta responsable Marketing Webet RH 2.0 pour la Société Générale nous donnent leurs impressions sur le classement et sur l’évolution du concept demarque employeur.Quelle est votre réaction à ce classement qui fait honneur à votre marque employeur ?Franck La Pinta : Nous sommes très fiers de ce classement, qui arrive après deux autres parus fin 2012, l’un réalisépar Dog Finance et le second par Althéa et Digidust, et qui attribuaient aussi une très bonne place à nos actions decommunication RH digitale. Cela récompense les efforts faits depuis près de 5 ans pour installer notre présence, etconfirme que la stratégie que nous avons mise en place est la bonne : à savoir développer des communautés seg-mentées sur des sujets bien définis, concevoir ces différentes présences comme des composantes d’un écosystèmeglobal, intégrant notre site de recrutement, faire en sorte que ces présences apportent un service, une valeur ajoutée auxcandidats, et bâtir progressivement cette présence sur la durée, dans une logique pérenne et non comme de simplesopportunités ponctuelles.Dominik Hahn : Nous en sommes très flattés. Surtout parce que Allianz, compagnie d’assurance et de services finan-ciers, n’est pas une marque « affective » telles que peuvent l’être certaines entreprises du secteur de l’automobile ou del’informatique. Pour autant, le classement Lundquist, ainsi que le prix Potentialpark (1er pour le « Communication Talent »en Europe) montrent qu’Allianz poursuit la bonne stratégie de marque employeur : permettre aux candidats de vivre uneexpérience de qualité tout au long du processus de recrutement, et grâce à la richesse des informations disponibles enligne, tant au point de vue de l’ergonomie, que de celui des contenus et des perspectives proposés.Comment continuer sur cette lancée ?Quelles pistes pour conserver voire améliorer cette image ?F LP : C’est important de continuer à s’interroger car c’est un marché qui évolue rapidement, qui est en train de semettre en place, mais surtout de rester vigilant sur la cohérence avec la stratégie globale. Nous devons aussi continuerà progresser dans notre organisation interne, faire de la pédagogie auprès de nos équipes RH ; les entreprises se sontdepuis longtemps organisées pour gérer la communication sortante, en maîtrisant totalement le tempo. En revanche,exploiter les messages entrants est plus nouveau, et participe d’une logique totalement différente. Nous allons lancerdans les semaines qui viennent deux nouveaux projets qui vont renforcer ce territoire d’expression digitale qui est lenôtre, avec une plus grande prise en compte des attentes des candidats jeunes diplômés et expérimentés. Nous avonsmené une série d’études à la fois qualitative et quantitative, en France et dans une dizaine de pays, pour bien identifierleurs besoins et attentes en matière d’informations et d’usages. Enfin, en 2013, nous allons aussi continuer à accom-pagner et conseiller certains pays pour développer leur présence digitale RH sur leur marché national, comme nousl’avons commencé en 2012.D H : Cette année nous allons développer nos applications afin de rendre nos offres d’emploi accessibles depuis desappareils mobiles. Par ailleurs nous allons nous concentrer sur notre site carrière afin de le rendre encore plus interactif.Nous pensons par exemple inclure un outil qui permettra aux candidats de comparer leurs profils aux offres qu’Allianzleur propose. Ceci permettra d’en apprendre davantage sur Allianz en tant qu’employeur tout en s’amusant.Pourquoi êtes-vous si bien placés ? Qu’est-ce qui vous différencie des autres ?F LP : Avoir commencé à investir les médias sociaux depuis près de 5 ans nous a permis d’acquérir une courbe d’ex-périence. Ensuite, ces actions sont mises en place en cohérence avec la posture de communication globale du Groupeet avec le souci de toujours nourrir notre territoire d’expression de la marque RH, sans succomber à une mode : lapreuve, nous avons écarté certains médias sociaux très populaires actuellement que je ne considère pas pertinents pourde la communication employeur. Au contraire, notre stratégie digitale doit toujours servir des objectifs. Les présencesque nous avons développées trouvent leur audience car je l’ai dit, nous avons segmenté notre offre pour constituer descommunautés aux profils et aux attentes homogènes, et les équipes RH qui animent ces présences connaissent parfai-tement leur sujet. Ils sont donc crédibles et apportent des réponses qualitatives aux questions posées.D H : Comme je l’ai évoqué ci-dessus, nous allons nous efforcer de rendre l’acte de candidature le plus souple, le plusenrichissant, le plus agréable possible, tant sur les aspects techniques que sur les contenus. Pour cela nous allons vrai-ment utiliser les résultats de recherche de Potentialpark et Lundquist pour analyser nos forces et nos faiblesses dans lebut de progresser encore. 17

2BONNES PRATIQUES :LA MARQUE EMPLOYEURMISE EN PRATIQUE

BONNES PRATIQUES : LA MARQUE EMPLOYEUR MISE EN PRATIQUEALLIANZ : « ASSOCIER LA MARQUE EMPLOYEUR À LA STRATÉGIEGLOBALE DE L’ENTREPRISE » Interview de Laurent PernelleLaurent Pernelle, 47 ans, démarre sa carrière en 1986 dans le « Back-OfficeTitres » de la Banque De Neuflize et prendra en 1996 la responsabilité d’unservice Database. En 2000, il intègre AGF Asset Management où il exerce suc-cessivement les fonctions de Responsable référentiel valeurs puis adjoint auDRH après une mobilité fonctionnelle. En 2008 il rejoint Allianz Banque commeresponsable de la communication interne. En 2010 il intègre le département dela marque employeur d’Allianz France et pilote l’ensemble des projets digitaux.Depuis combien de temps Allianz s’est-il mis à travail-ler sur sa marque employeur ? Pour quelles raisons ?C’est plutôt récent si l’on regarde bien. La marque Allianz est arrivée en Franceen septembre 2009. Très rapidement, un plan média a été mis en œuvre pourmettre en avant cette nouvelle marque sur l’axe produit et de grosses cam-pagnes publicitaires ont largement fait connaître cette marque au grand public. C’est tout naturellement qu’en 2010 ladécision a été prise de faire découvrir Allianz en tant qu’employeur et c’est en juin 2010 que le département est né. Partisd’une feuille quasi blanche, nous avons d’abord souhaité faire une empreinte numérique sur notre marque employeuret force a été de constater qu’elle était presque vierge. Il ne nous restait qu’une chose à faire, définir une stratégie pourdéployer cette nouvelle marque à l’externe et associer les collaborateurs en interne pour une rapide appropriation.Allianz s’est lancé depuis quelques mois sur Facebook avec une page recrutement.Quels sont les premiers retours ?Les premiers retours sont surprenants et très satisfaisants. Un seul chiffre peut résumer cela, le chiffre 5. C’est la placede notre page Allianz France Jobs dans le tout dernier classement paru sur le blog Recrutement mobile et social ! Unevraie bonne surprise pour Allianz. Pour être totalement honnête sur le sujet, nous ne nous attendions pas à cela, d’au-tant plus que notre page Facebook est récente (mai 2012). Les 6 critères utilisés pour ce classement nous confirmenten détail que nous avons fait les bons choix, aussi bien sur le look que sur la stratégie mise en place pour l’animer et larendre attractive.Qu’est-ce qui a motivé ce choix de vous lancer sur ce réseau social ?Notre première grande action en 2011 a été de proposer une vitrine « recrutement ». Pour cela nous avons sorti notreespace carrières de notre site institutionnel pour en faire un site complètement dédié au recrutement, allianz-recrute.fr.Naturellement, une fois mis en place, il fallait enchaîner et se positionner sur un outil qui permette l’échange et l’interac-tivité. Associé à notre objectif d’être proche des étudiants, Facebook devenait notre priorité.Allianz est présent sur Twitter, mais à titre corporate et non recrutement. Êtes-vous présent sur d’autres réseaux sociaux ? Pourquoi ?Le premier pas d’Allianz fut en effet l’ouverture d’un compte Twitter Allianz France en mai 2010. Piloté par Karine La-zimi de l’unité Market Management, ce compte a vocation à mettre en avant les actualités d’Allianz en France. Nousl’utilisons régulièrement pour publier des offres de postes à pourvoir. Nous réfléchissons aujourd’hui sur l’intérêt d’ouvrirun compte Twitter dédié à la marque employeur et au recrutement mais nous devons avant tout imaginer une stratégied’animation. C’est important car l’objectif n’est pas de faire du « copier-coller » de nos contenus Facebook. Quant auxautres grands réseaux sociaux professionnels qu’il est inutile de citer, nous n’y sommes pas encore non plus, exceptédans leurs fonctionnalités de jobboards. Là aussi, nous étudions de près toutes les possibilités d’utilisation de ces ré-seaux et 2013 sera peut-être pour Allianz l’occasion de franchir un nouveau cap sur ces réseaux sociaux. 19

BONNES PRATIQUES : LA MARQUE EMPLOYEUR MISE EN PRATIQUELa marque employeur, ce n’est pas que les réseaux sociaux. Vous venez de sortir AllianzExperience, un serious game qui a beaucoup fait parler. De quoi s’agit-il exactement ?Je suis vraiment content qu’Allianz Expérience fasse parler de lui ! C’est un peu l’objectif. Le second étant la conversionde ces bonnes paroles en actes. Toujours à l’écoute des équipes RH, nous leur avons proposé de les aider à recruterpar le jeu sur la cible « conseiller financier en patrimoine », population difficile à recruter aujourd’hui. Nous avons montéune équipe projet transverse avec des RH, des conseillers en gestion de patrimoine et la mission handicap afin de créerun jeu pointu qui permette aux candidats de découvrir ce métier, et pourquoi pas de se projeter dedans. Ensuite, c’estsimple, nous pré-qualifions les joueurs par les scores et leur proposons de venir découvrir Allianz et de postuler lors dejournées de recrutement.Quels sont les premiers résultats ?Ils sont étonnants, dans le bon sens du terme bien sûr. Nous n’avions aucun benchmark car personne ne s’était jusqu’àprésent lancé sur ce créneau avec un tel jeu. J’entends par là le recrutement de commerciaux financiers dans l’universde l’assurance. Deux semaines après le lancement, nous relevions 700 inscrits, 350 joueurs actifs, 150 avaient terminéle jeu et 60 avaient fait un « top score » avec plus de 10 000 points. Une bonne base pour commencer nos recrutementsvia Allianz Expérience !Quel est le but principal d’un serious game de ce type ? Travailler la marque em-ployeur et la notoriété, ou recruter directement ?Je le disais plus haut, l’objectif est double. Il permet d’une part de tester et de pré-qualifier le candidat et d’autre part dedécouvrir la vraie vie d’un Conseiller en Gestion de Patrimoine, et ainsi savoir rapidement si ce candidat peut se projetersur ce métier. En marge de cet objectif final de recrutement, il est évident que le succès du lancement associé au succèsdu jeu lui-même aide à promouvoir l’image d’Allianz comme un acteur innovant et digital ! Et notre marque employeurne va pas s’en plaindre.Quelles seront les prochaines problématiques de la marque employeur selon vous ?Pourquoi parler de « problématiques » ? Je préfère parler d’enjeux. Un des principaux à mon avis est d’associer lamarque employeur à la stratégie globale de l’entreprise. Nous devons être cohérents dans les messages que nous por-tons, qu’ils abordent le business, le recrutement ou le marketing. Cela nous permettra d’obtenir une meilleure visibilitétant en interne qu’en externe. L’autre enjeu important est d’associer de plus en plus les collaborateurs à l’ensemble desactions de l’entreprise. On le sait tous, ce sont les meilleurs ambassadeurs ! Reste la difficulté majeure, la mise en œuvre.Il faut trouver des leviers pour embarquer nos populations internes. Pour cela, nous avons chez Allianz quelques idéesinnovantes mais je les partagerai quand nous les aurons testées…et mises en œuvre.La page Facebook Allianz France JobsLe compte Twitter Allianz FranceLe site Allianz Experience 20

BONNES PRATIQUES : LA MARQUE EMPLOYEUR MISE EN PRATIQUELA STRATÉGIE MARQUE EMPLOYEUR DE L’ORÉAL SUR LESRÉSEAUX SOCIAUX Interview de Marie-Dominique JacquetMarie-Dominique Jacquet travaille au sein du Groupe L’Oréal depuis 17 ans. Aprèsplusieurs années passées dans le département marketing, elle est depuis 2 ansla Directrice de la marque employeur / Communication RH externe. Elle détaille lepositionnement et les actions mises en place au niveau de la marque employeursur les réseaux sociaux.Depuis combien de temps L’Oréal s’est mis à travaillersur sa marque employeur sur les médias sociaux ? Pourquelles raisons ?L’Oréal est une entreprise pionnière en matière de marque employeur et considère ce sujet comme majeur depuis trèslongtemps. Pour exemple, Brandstorm, première compétition internationale de marketing a été créée il y a plus de 20ans, une révolution à l’époque ! L’Oréal a toujours eu une attitude pro-active concernant sa réputation en tant qu’em-ployeur. Comment ? En nous déplaçant et en communiquant là où sont les talents, sans attendre qu’ils viennent à nous.Avec la montée en puissance des réseaux sociaux dans le monde, il est donc logique que le Groupe L’Oréal se soitpositionné sur ces médias dès qu’ils ont commencé à émerger.Quelles sont toutes les actions entreprises pour la marque employeur sur les mé-dias sociaux ? Comment faites-vous pour articuler toutes les initiatives entre elles(serious game, présence sur les réseaux sociaux etc.) ?Nous avons initié beaucoup d’actions en faveur de la marque employeur, en effet, et désirons développer ces actionsencore davantage cette année !1/ Tout d’abord, en 2012, nous avons développé une nouvelle campagne « Employer Value Proposition », particulière-ment adaptée aux médias sociaux et inspirée par ces réseaux sociaux qui consacrent l’esthétique et le visuel commePinterest ou Instagram.Cette campagne avait 4 objectifs :- Forte USP (unique selling proposition) : mettre en avant ce qui différencie le Groupe L’Oréal en tant qu’employeur deses concurrents.- Digital : la campagne a été conçue au départ pour être déployée digitalement.- Universalisation : Pour être efficace cette campagne devait être cohérente internationalement mais répondre aussi auxdifférentes problématiques RH locales.- Authentique : Une approche « bottom up » et non « top down » ; des personnes qui parlent à d’autres personnes (destalents) en transparence sur leur expérience L’Oréal.Cette campagne existe aujourd’hui avec un claim « A thrilling experience, a culture of excellence », déclinée sous formede boards développés par des collaborateurs exprimant avec leurs propres mots et leurs propres visuels leurs expérien-ces et carrières chez L’Oréal. Tous ces boards sont utilisés tels quels ou adaptés localement en fonction des pays, desmétiers et des profils recherchés.2/ A partir des codes de communication de cette campagne EVP, nous avons « brandé » 26 pages Facebook et 6comptes Twitter pour l’ensemble du groupe à l’international. L’animation est gérée au niveau corporate et localementselon les pays. Il en est de même pour nos pages LinkedIn. 21

BONNES PRATIQUES : LA MARQUE EMPLOYEUR MISE EN PRATIQUE3/ Nous avons développé un concept original en 2012 : des « boards interactifs ». Sur le même principe que les boards de lacampagne EVP, ceux-ci s’animent sur les mots et visuels choisis par le collaborateur (apparition de contenus via des pop-upinteractifs). C’est une façon moderne et visuelle de donner davantage d’information sur des thématiques RH comme les car-rières, la mobilité, le développement, la formation, les CSR (corporate social responsibility)… Certains pays ont capitalisé sur cesboards interactifs pour en faire des concours sur FB, ou Twitter comme en Inde, au Mexique, en Allemagne ou en Indonésie.4/ Nous avons réalisé plus de 50 vidéos témoignages de collaborateurs dans le monde dans des métiers différents quiillustrent la diversité des expériences à vivre chez L’Oréal.5/ Nous maintenons notre serious game historique Reveal avec des cycles d’animation plusieurs fois par an ; il est eneffet crucial pour nous que toutes ces actions soient cohérentes internationalement car l’objectif final est de développerla réputation et l’attractivité de L’Oréal en tant qu’employeur dans le monde entier. De plus, nous avons conscience quenotre public de talents croise les sources d’information notamment via les réseaux sociaux ; en conséquence, notreservice corporate doit être en contact permanent avec les équipes locales RH et Communication pour assurer cettecohérence en termes de marque employeur.L’Oréal a été l’un des pionniers en matière de marque employeur et est une desmarques les plus populaires en France. Comment fait-on pour pérenniser cet hé-ritage sur les réseaux sociaux, se renouveler dans la tradition ?L’innovation, au cœur de notre stratégie, est autant déclinée dans les produits déclinés par nos marques que dans notrestratégie de communication RH. Nous avons à cœur de « saisir ce qui commence » d’où une grande perméabilité auxtendances « frémissantes ». Grâce à notre réseau international, la créativité de nos équipes et les partenariats extérieurs,L’Oréal est sans cesse à l’affût des nouveautés et a cette capacité à réagir très vite. 2013 sera une année très riche eninitiatives de communication RH ; je ne peux vous en dire davantage aujourd’hui mais suis toute prête à lever le voile surcelles-ci dès le mois d’avril !Le groupe L’Oréal comporte de nombreuses marques, toutes avec un ADN bienparticulier. On imagine que l’organisation derrière tous les dispositifs est plu-tôt conséquente ! Combien de personnes travaillent au service de la marque em-ployeur ? Comment est organisé le service dédié ?En ce qui concerne la marque employeur, nous ne sommes que 5 personnes ! Mais avons cette capacité à travailler enréseau à l’intérieur du Groupe ! 22

BONNES PRATIQUES : LA MARQUE EMPLOYEUR MISE EN PRATIQUELe groupe est régulièrement cité parmi les employeurs favoris dans divers clas-sements. Pouvez-vous mesurer les effets du déploiement de la marque employeuruniquement de cette façon, ou existe-il d’autres indicateurs ?En effet nous suivons de près tous les rankings aujourd’hui disponibles. Cependant, il s’agit d’un indicateur parmid’autres et nous accordons de l’importance à toutes les informations qualis que nous pouvons récolter sur le terrain vianos recruteurs, chasseurs… Néanmoins, nous allons mettre en place un monitoring de notre réputation sur les réseauxsociaux à partir du mois d’avril dans certains pays dans un premier temps avant un déploiement à l’international. Cecinous permettra d’évaluer et suivre le volume, les sujets, le positif/négatif des conversations sur le web 2.0. Nous avonsdéfini des KPI’s et lançons actuellement un audit sur 5 pays.Quelles seront les prochaines problématiques de la marque employeur selon vous ?Un des enjeux majeurs de la marque employeur est le relais en interne, via nos collaborateurs. En ce sens, notre cam-pagne EVP de témoignages d’expériences se prête assez bien au jeu !La page Facebook L’Oréal Talent RecruitmentLe compte Twitter L’Oréal Careers 23

BONNES PRATIQUES : LA MARQUE EMPLOYEUR MISE EN PRATIQUEDISNEYLAND PARIS : UNE STRATÉGIE DIGITALE COHÉRENTE Interview de Sébastien TournéSébastien Tourné est en charge de la marque employeur à Disneyland Paris depuisdeux ans. Il a commencé chez Danone sur le Campus Management, puis après uncourt passage chez PSA Peugeot Citroën il est arrivé au sein de Disneyland Parisdans le but de de renforcer « l’Employer Value Proposition ». Il dépend directement duDirecteur Emploi qui s’occupe de la stratégie globale au niveau du recrutement, de larémunération, des avantages sociaux et de la marque employeur.Pinterest, Youtube, Facebook, Twitter, Google+…Disneyland Paris a une présence sociale RH très appuyée.Dans quel but avez-vous mis ces dispositifs en place ?On s’est lancé sur les réseaux sociaux en 2009. Nous souhaitions être présents aussibien sur le web que lors d’évènements pour des sessions de recrutement organi-sées un peu partout en France et en Europe. L’idée était de travailler la visibilité deDisneyland Paris en tant qu’employeur de référence et de communiquer avec desoutils qui nous permettent d’informer le public sur le travail effectué en interne sur ladimension RH. Sur Facebook et Twitter, nous sommes actuellement le deuxième compte recrutement en France entermes de followers. Quand nous avons commencé à travailler la stratégie digitale, il a semblé évident qu’il fallait êtreencore plus présent sur ces outils qui prennent de plus en plus de place.Quelle complémentarité avez-vous trouvé entre les différents supports utilisés ?Nous sommes actuellement présents, au niveau de l’emploi, aux différentes étapes de la vie professionnelle d’une per-sonne. Nous avons des propositions de contrats pour les week-ends ou les vacances pour aider les étudiants à financerleurs études. Ensuite, nous proposons des stages et de l’apprentissage pour accompagner ces études. Puis le premieremploi, deuxième emploi, troisième emploi… Une personne qui est là en contrat saisonnier mais qui est encore étudiantpeut très bien postuler plus tard à un autre poste une fois qu’il sera diplômé !L’idée est donc d’avoir une cohérence dans notre stratégie digitale, en partant du principe qu’il y a un lien entre tout.Nous avons nos sites de recrutement (Disneyland Paris Casting et Disneyland Paris Careers), accompagnés d’une visi-bilité sur Facebook et Twitter, pour donner de l’information sur la culture d’entreprise aux candidats. La complémentaritése fait avec d’autres réseaux comme Pinterest ou Instagram, qui offrent des approches plus ludiques. Les candidatsont donc accès à de nombreuses choses : informations factuelles, environnement de travail, actualités … Nous avonsaussi un site de pré-intégration des personnes recrutées, Before your landing, qui donne un maximum d’éléments auxcandidats pour qu’ils puissent réussir leur intégration au sein de notre entreprise : mutuelle, formations, premiers jours àDisneyland Paris… L’idée générale étant bien-sûr de fidéliser les personnes et d’être reconnu comme un employeur deréférence. Il y a quelques années, il y avait l’affichage et la télé, les réseaux sociaux sont désormais une arme de pluspour communiquer. Ils permettent de plus de bien cibler les personnes à qui l’on parle : LinkedIn pour une certaine cible,Facebook pour une autre…Combien êtes-vous actuellement dans l’équipe Marque employeur ?Dans l’équipe, il y a un community manager et deux chargés de développement partenariats qui communiquent unpeu partout en Europe sur ce qui se fait au sein de Disneyland Paris et qui trouvent des partenaires qui vont permettreaux chargés de recrutement de mieux sourcer. Nous travaillons aussi avec les différentes divisions ( communicationinstitutionnelle, communication interne, RH …). Nous sommes autonomes, mais nous ne sommes pas détenteurs del’information. Nous avons donc évidemment besoin de nos collègues des autres divisions pour qu’ils nous l’apportent,et qu

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