"La valeur de l'information Ecrite" : Part 2 (Courts Circuits)

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Information about "La valeur de l'information Ecrite" : Part 2 (Courts Circuits)
Business & Mgmt

Published on March 7, 2009

Author: psst

Source: slideshare.net

Description

La tentation est grande de traiter l’information comme de la data qu’on peut
mettre dans plusieurs tuyaux et de considérer le journaliste comme un homme
orchestre qui peut retranscrire l’information en texte, son, vidéo, flux RSS pour
tous les canaux simultanément ?

Et ceci alors que l’information, dans un monde complexe et en mouvement
rapide, est au cœur de toutes nos décisions, de nos actions, et qu’elle attise les
convoitises de ceux qui peuvent avoir intérêts à manipuler l’opinion où influencer
le comportement des masses : politiques, industriels, publicitaires…

Comment augmenter la valeur perçue de l’information pour que
l‘écosystème de l’information soit pleinement viable pour toutes les parties
prenantes les médias, les journalistes, les lecteurs et les annonceurs ?

Le danger vient non moins de la presse gratuite d'information qui attire les
lecteurs qui n'ont jamais été tentés par le payant, que par le Web.

En effet, l 'information émanant du Web est gratuite, claire, immédiate, efficace,
mise en images et en vidéo, on demand. Elle se diffuse à chaque seconde, en
même temps que l'évènement qui la fait, en même temps que l ‘événement qui se déroule.

Et c’est sans compter sans les autres médias…la TV et la radio…

Jusqu’alors la presse faisait particulièrement autorité face à d’autres grands
médias comme la télévision ou la radio. Mais les gens ont accès à de plus en
plus de sources ultra ciblées, que ce soient des médias presse, la télé…là ou ils
veulent, quand ils veulent.

De plus, tout le monde aujourd’hui peut devenir producteur de contenu,
Journaliste amateur ou spectateur ou simple commentateur et diffuser via les
plateformes de blogging ou micro-blogging.

Il faut se rendre à l’évidence : l’information n’est plus maîtrisable et maîtrisée.
Nous assistons à la montée d’un besoin grandissant de filtrage, de
hiérarchisation et de simplification de l’information.

Il va falloir s’organiser.

Alors que le web devient un grand lieu de conversation : sous les articles, entre
les gens dans les réseaux sociaux, dans google…

Et que les contenus ne sont plus solidaires des supports médias : on tape une
requête et on tombe par hasard sur le site d’un titre de presse, ou sur un extrait
d’un article d’un titre de presse sur un autre site.

Il est vital que les titres de presse deviennent des marques médias fortes avec
une charte éditoriale claire, un contrat de lecture approprié, un style et des
valeurs propres et uniques.

De plus, ils doivent servir mieux encore des communautés choisies afin de
redevenir « leur journal » en adoptant un posture intra communautaire (type «la voix du nord ou psychologies) ou inter communautaire (type package le monde + new york times).

Ainsi, une dernière question évidente: comment communiquer une information ?

PARTIE 2 NOUVEAUX SYSTEMES D’ORGANISATION DE L’INFORMATION Photo:svegi.k

PLAN PARTIE 2 Section 1- Réorganiser les médias pour leur faire passer le cap du digital Section 2- Valoriser les contenus a travers la marque média, le rich média, en fonction des supports ou du contexte d’utilisation Section 3- Réorganiser les comités de rédaction pour leur permettre de s’adapter aux nouvelles conditions de collecte, de traitement et de diffusion de l’information.

Section 1 Réorganiser les médias pour leur faire passer le cap du digital 1-1 Comment les medias peuvent se réorganiser a l’heure du participatif : du contrat de lecture au contrat d’écriture. 1-2 Reorganiser les organes de presse pour leur permettre de s’adapter aux nouvelles conditions de collecte, de traitement et de diffusion de l’information. 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet. 1-4 Quelle est la politique de blogs des médias en ligne généralistes ? Photo: Netrace

Photo: Netrace 1-1 Comment les medias peuvent se réorganiser a l’heure du participatif : du contrat de lecture au contrat d’écriture. Jean Maxence Granier, directeur et fondateur de Think Out.

Deux paradigmes de communication distincts La mise à disposition d’informations sous forme mass-médiatique s’inscrit dans le paradigme de l’échange économique direct (vendeur/acheteur) et indirect (support/annonceur/consommateur). Ce dispositif s’inscrit clairement dans l’espace public. Ce dispositif distingue d’une part des entreprises et des institutions spécialisées dans la production d’informations et d’autre part des publics intéressés par ces mêmes informations. La conversation comme échange informel d’informations s’inscrit au contraire dans le paradigme du troc, de l’échange réciproque dans lequel chacun espère trouver en l’autre de l’information utile. Elle relève plutôt a priori de l’espace privé ou non public. Le paradigme conversationnel renvoie plutôt à une forme d’économie informelle même si certaines conversations sont tarifées, comme celles que l’on peut avoir avec son psy ou son avocat. Les nouvelles formes numériques de l’offre média traditionnelle et des conversations en ligne font désormais s’interpénétrer étroitement ces deux logiques et brouillent les lignes. Comment dès lors donner de la valeur à ces nouvelles conversations numériques qui s’articulent avec des contenus médiatiques traditionnels ? 1-1 Comment les medias peuvent se réorganiser a l’heure du participatif : du contrat de lecture au contrat d’écriture.

Une complexification du modèle d’échange d’informations Aujourd’hui, une vaste injonction globale, sur le mode du «il faut participer », pose à la fois la question de la valeur même de ce nouveau type de contenu et celle des distinctions à opérer au sein de cette nouvelle dimension participative - Entre échanges au sein des publics (échanges horizontaux) et échanges entre les médias et leurs publics (échanges verticaux) - Entre bénéfices pour ceux qui entrent en conversation et bénéfices pour les publics « passifs » de ces conversations numériques qui jouissent d’une diffusion massive et deviennent potentiellement publiques 1-1 Comment les medias peuvent se réorganiser a l’heure du participatif : du contrat de lecture au contrat d’écriture.

Une complexification du modèle d’échange d’informations

Aujourd’hui, une vaste injonction globale, sur le mode du «il faut participer », pose à la fois la question de la valeur même de ce nouveau type de contenu et celle des distinctions à opérer au sein de cette nouvelle dimension participative

- Entre échanges au sein des publics (échanges horizontaux) et échanges entre les médias et leurs publics (échanges verticaux)

- Entre bénéfices pour ceux qui entrent en conversation et bénéfices pour les publics « passifs » de ces conversations numériques qui jouissent d’une diffusion massive et deviennent potentiellement publiques

Un reploiement da la question de la valeur de l’information Ces nouveaux espaces conversationnels (réseaux sociaux, communauté, espaces d’échange de toute nature) sont valorisables sous forme d’audience pour les annonceurs au même titre que les médias traditionnels, même si la logique du troc et de l’espace privé suscite des résistances fortes dans ce domaine (cf. Facebook) Pour les utilisateurs eux-mêmes, la valeur de ces espaces est à la fois liée aux relations qu’ils rendent possibles (lien, reconnaissance, appartenance, mise en contact) et au contenu de ces relations (partage d’informations, etc.) De fait, ces nouveaux espaces produisent de nouveaux contenus (UGC) que l’on peut valoriser par diverses opérations : indexation, vérification, sélection, synthèse, etc. Émerge donc un nouveau savoir-faire médiatique qui consiste à motiver, organiser et valoriser la parole produite par les publics participatifs et les communautés associées aux médias. 1-1 Comment les medias peuvent se réorganiser a l’heure du participatif : du contrat de lecture au contrat d’écriture.

Un reploiement da la question de la valeur de l’information

Ces nouveaux espaces conversationnels (réseaux sociaux, communauté, espaces d’échange de toute nature) sont valorisables sous forme d’audience pour les annonceurs au même titre que les médias traditionnels, même si la logique du troc et de l’espace privé suscite des résistances fortes dans ce domaine (cf. Facebook)

Pour les utilisateurs eux-mêmes, la valeur de ces espaces est à la fois liée aux relations qu’ils rendent possibles (lien, reconnaissance, appartenance, mise en contact) et au contenu de ces relations (partage d’informations, etc.)

De fait, ces nouveaux espaces produisent de nouveaux contenus (UGC) que l’on peut valoriser par diverses opérations : indexation, vérification, sélection, synthèse, etc.

Émerge donc un nouveau savoir-faire médiatique qui consiste à motiver, organiser et valoriser la parole produite par les publics participatifs et les communautés associées aux médias.

Un reploiement de la question de la valeur de l’information Ces nouveaux espaces conversationnels (réseaux sociaux, communauté, espaces d’échange de toute nature) sont valorisables sous forme d’audience pour les annonceurs au même titre que les médias traditionnels, même si la logique du troc et de l’espace privé suscite des résistances fortes dans ce domaine (cf. Facebook) Pour les utilisateurs eux-mêmes, la valeur de ces espaces est à la fois liée aux relations qu’ils rendent possibles (lien, reconnaissance, appartenance, mise en contact) et au contenu de ces relations (partage d’informations, etc.) De fait, ces nouveaux espaces produisent de nouveaux contenus (UGC) que l’on peut valoriser par diverses opérations : indexation, vérification, sélection, synthèse, etc. Émerge donc un nouveau savoir-faire médiatique qui consiste à motiver, organiser et valoriser la parole produite par les publics participatifs et les communautés associées aux médias. 1-1 Comment les medias peuvent se réorganiser a l’heure du participatif : du contrat de lecture au contrat d’écriture.

Un reploiement de la question de la valeur de l’information

Ces nouveaux espaces conversationnels (réseaux sociaux, communauté, espaces d’échange de toute nature) sont valorisables sous forme d’audience pour les annonceurs au même titre que les médias traditionnels, même si la logique du troc et de l’espace privé suscite des résistances fortes dans ce domaine (cf. Facebook)

Pour les utilisateurs eux-mêmes, la valeur de ces espaces est à la fois liée aux relations qu’ils rendent possibles (lien, reconnaissance, appartenance, mise en contact) et au contenu de ces relations (partage d’informations, etc.)

De fait, ces nouveaux espaces produisent de nouveaux contenus (UGC) que l’on peut valoriser par diverses opérations : indexation, vérification, sélection, synthèse, etc.

Émerge donc un nouveau savoir-faire médiatique qui consiste à motiver, organiser et valoriser la parole produite par les publics participatifs et les communautés associées aux médias.

1-2 Une réorganisation en fonction de la provenance de l’information : journalistes, internautes ou prestataires externes Julien Jacob, Directeur général Cnet Networks France.

Y aurait-il une pyramide de Maslow de la consommation d’information? 1-2 Une réorganisation en fonction de la provenance de l’information : journalistes, internautes ou prestataires externes .

Une nouvelle segmentation de l’offre? 1-2 Une réorganisation en fonction de la provenance de l’information : journalistes, internautes ou prestataires externes .

Et demain? 1-2 Une réorganisation en fonction de la provenance de l’information : journalistes, internautes ou prestataires externes

Remise en question de la chaine de valeur 1-2 Une réorganisation en fonction de la provenance de l’information : journalistes, internautes ou prestataires externes .

Des motivations différentes envers l’information (1) 1-2 Une réorganisation en fonction de la provenance de l’information : journalistes, internautes ou prestataires externes .

Des motivations différentes envers l’information (2) 1-2 Une réorganisation en fonction de la provenance de l’information : journalistes, internautes ou prestataires externes

L’offre dans l’information 1-2 Une réorganisation en fonction de la provenance de l’information : journalistes, internautes ou prestataires externes

Que faire? 1-2 Une réorganisation en fonction de la provenance de l’information : journalistes, internautes ou prestataires externes .

1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet. Franck Rebilliard, professeur Université Lyon .

Nous avons identifié une multitude d’espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet. Nous pouvons les ranger en sept catégories : Versions Internet de médias existants (presse en ligne) -Versions Internet d’agences de presse (agences de presse en ligne) -Publications exclusivement Internet (webzines) Publications – individuelles – exclusivement Internet (blogs) -Composantes informationnelles de plateformes multiservices (portails) -Regroupements automatisés d’informations d’actualités (agrégateurs) -Services documentaires d’archives journalistiques (bases d’archives) 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.

Nous avons identifié une multitude d’espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.

Nous pouvons les ranger en sept catégories :

Versions Internet de médias existants (presse en ligne)

-Versions Internet d’agences de presse (agences de presse en ligne)

-Publications exclusivement Internet (webzines)

Publications – individuelles – exclusivement Internet (blogs)

-Composantes informationnelles de plateformes multiservices (portails)

-Regroupements automatisés d’informations d’actualités (agrégateurs)

-Services documentaires d’archives journalistiques (bases d’archives)

Des lieux de diffusion multiples : les versions Internet de médias existants ( presse en ligne ) Regroupés sous l’appellation  presse en ligne parce qu’il s’agissait au départ très majoritairement d’extensions de journaux imprimés (ex : www.lemonde.fr), alors qu’ils peuvent également être des compléments de chaînes de télévision (ex : www.tf1.fr) ou de stations de radio (ex : www.radio-france.com), ces sites web proposent des contenus très proches de leurs médias d’origine et selon un mode de diffusion « vertical » somme toute très classique. 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.

Des lieux de diffusion multiples : les versions Internet d’agences de presse ( agences de presse en ligne ) Pouvant être considérée comme une sous-catégorie de la précédente, puisqu’elle abrite aussi des déclinaisons numériques d’un organe d’informations déjà existant (en l’occurrence, l’agence de presse), elle s’en distingue cependant sur deux points. Avec l’Internet, les agences de presse ont d’une part la possibilité de s’adresser directement aux consommateurs finaux de l’information (cette possibilité de « sauter » un échelon dans la filière journalistique n’a toutefois pas été complètement exploitée) et ont d’autre part tendance à fournir un contenu beaucoup plus thématisé, suivant en cela une évolution déjà antérieure vers la spécialisation de l’information (ex : l’information économique et financière comme spécialité de www.reuters.fr). 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.

Des lieux de diffusion multiples : les publications exclusivement Internet ( webzines ) Espaces d’information spécifiques à l’Internet, c’est-à-dire sans équivalent sur d’autres supports, ces webzines ont un temps été considérés comme une opportunité de refondation pour l’information journalistique. Depuis, une césure semble s’être opérée. D’un côté les web-fanzines , aux contenus très marqués par l’information d’opinion et adoptant l’autopublication comme une posture idéologique, voient leur modèle fondé sur le bénévolat connaître de nombreux signes d’essoufflement (ex : www.uzine.net). D’un autre côté les web-magazines , reprenant en grande partie les recettes de la presse traditionnelle et cherchant une « niche » éditoriale, doivent souvent leur salut au soutien d’entreprises ou d’institutions (ex : pour l’information spécialisée dans le multimédia, www.lejournaldunet.com comme site-vitrine du Benchmark Group, ou www.internetactu.net financé par le CNRS). 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.

Des lieux de diffusion multiples : les Publications – individuelles – exclusivement Internet ( blogs ) Remplaçant les sites personnels avec les atouts supplémentaires d’être plus commodes d’un point de vue technique et d’offrir une présentation chronologique des contenus, les blogs ont connu un rapport à l’actualité assez automatique. Passée une première période de vif engouement, dont la principale source semble avoir été le mythe d’une production égalitarisée de l’information avec l’autopublication, les blogs consacrés à l’actualité semblent souffrir d’une moindre vitalité (phénomène assez comparable à celui qu’ont connu les web-fanzines ). Les procédés facilitant une publication distribuée (fils RSS, podcasting ) peuvent contribuer à pallier les difficultés de renouvellement de l’information au sein de chaque blog en fédérant l’information à un niveau collectif ( blogosphère ). 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.

Des lieux de diffusion multiples : les Composantes informationnelles de plateformes multiservices ( portails ) Les grands sites portails , dans l’objectif de maximiser leur audience et de diversifier leurs sources de revenus, proposent un éventail très large de services (messagerie gratuite, annuaire de recherche, téléchargement de logiciels, etc.) parmi lesquels des informations d’actualités. La production de ces contenus est la plupart du temps externalisée : le plus souvent, les portails se fournissent en informations d’actualité auprès des agences de presse, achetant des dépêches sous des formats tels que XML permettant l’adaptation à l’interface ergonomique de chaque site (ainsi l’AFP fournit chaque fois sous une présentation « customisée » ses dépêches numériques aux portails AOL, MSN, Wanadoo , ou encore Yahoo ). 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.

Des lieux de diffusion multiples : les regroupements automatisés d’informations d’actualités ( agrégateurs ) Résolument placés à un niveau méta-éditorial , puisqu’indexant à partir de moteurs de recherche les informations publiées par d’autres sites (sites de médias et webzines principalement), les agrégateurs peuvent réunir plusieurs développements autour d’un même sujet d’actualité. Cette démarche n’est pas réservée à l’information « grand public » (ex : Google News ) ; elle trouve au moins autant de pertinence pour l’information professionnelle sur des sujets pointus (ex : Net2One ), ou pour le rassemblement de commentaires dispersés sur l’Internet (ex : www.rezo.net) 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.

Des lieux de diffusion multiples : les services documentaires d’archives journalistiques ( bases d’archives ) La collecte et la conservation des archives des journaux n’est pas une activité nouvelle : depuis plusieurs années déjà, de volumineuses bases de données ont été constituées, notamment parce qu’elles peuvent intéresser les entreprises en tant que sources documentaires. En basculant sur l’Internet, ces services de veille (avec leurs spécialités : information régionale pour Pressedd  ; information francophone pour Europresse  ; information internationale pour Lexis Nexis ) intègrent les informations exclusivement disponibles sur le web ( webzines ), et rendent davantage accessibles les archives les plus récentes. 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.

Représentation schématique de la diffusion d’informations journalistiques sur l’Internet : une interconnexion généralisée 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.

Représentation schématique de la diffusion d’informations journalistiques sur l’Internet : une interconnexion généralisée En ce qui concerne le premier axe, nous avons ainsi établi une gradation entre les contenus selon leur visée, allant de l’information spécialisée à l’information généraliste, en passant par l’information d’opinion. Cette dernière constitue dans ce cadre un registre intermédiaire entre une logique généraliste (maximisation de l’audience) et une logique de spécialisation (adressage ciblé pour des marchés professionnels). Quant au deuxième axe, il a été établi en fonction de l’orientation marchande ou non des différentes modalités de diffusion, considérant qu’il s’agit là de la différence essentielle entre les différentes configurations observées. C’est donc surtout du côté de la publication autoritative ( webzines et blogs ) qu’on trouve des configurations non-marchandes, et de façon plus exceptionnelle pour certains agrégateurs . Il est à noter que la catégorie des agrégateurs est sans doute la plus hétérogène, ce qui nous a amené à scinder sa localisation en plusieurs endroits sur le schéma. Mais cette catégorie des agrégateurs se distingue aussi en ce qu’elle est majoritairement liée aux autres types de publication par des liens hypertextuels. 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.

Représentation schématique de la diffusion d’informations journalistiques sur l’Internet : une interconnexion généralisée Elle participe à ce titre d’un tissu relationnel extrêmement entremaillé, dont nous avons voulu rendre compte sur ce schéma. Outre des liens hypertextuels, ce sont des relations plus contractuelles de cessions d’informations qui s’organisent principalement autour du bloc [agences – presse en ligne ], et en direction des espaces du niveau méta-éditorial ( portails , agrégateurs , et bases d’archives ). Sur le schéma, nous avons distingué ces deux formes de relations, entre «  Etablissement de lien  » et «  Fourniture de contenu  ». 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.

Le circuit numérique de retraitement des informations d’actualité Le schéma montre que, représentée dans sa globalité, la diffusion d’informations journalistiques sur l’Internet ne se réduit pas à la juxtaposition de plusieurs espaces de publication, mais repose parallèlement sur un enchevêtrement de relations. En y regardant de plus près, on s’aperçoit même que la valeur ajoutée de l’Internet, en matière d’information journalistique, ne réside pas dans la création de nouveaux contenus : ceux-ci ne sont spécifiquement produits pour l’Internet qu’au niveau du bloc [ webzines – blogs ], et de façon marginale dans la presse en ligne lorsqu’une équipe éditoriale a été mise en place à cette fin au sein du média d’origine ou à travers l’une de ses filiales. En fait, l’intérêt principal de l’Internet se situe dans la possibilité d’accéder, à partir d’un même moyen de communication, à plusieurs niveaux de diffusion d’informations journalistiques (bien que celles-ci soient le plus souvent recyclées). Pour résumer la situation : les sources d’informations ne sont guère plus nombreuses, mais leur exploitation s’est amplifiée avec l’Internet via une mise en circulation de quelques informations d’actualité. Certaines cellules éditoriales peuvent être relativement étoffées, comme par exemple dans la filiale Le Monde Interactif. 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.

Pour illustrer ce processus de retraitement d’une même matière première informationnelle, on peut suivre le circuit emprunté par une dépêche d’agence de presse. Une fois produite, celle-ci n’est pas seulement publiée sur le site web de l’agence. Elle peut également, en fonction de son thème, être « pointée » via les liens hypertextuels de divers agrégateurs . Surtout, son contenu est vendu à des clients aussi divers que les sites de presse en ligne , les portails , ou les bases d’archives , qui vont l’intégrer en l’adaptant à chacun de leur format de publication. 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.

La généralisation de ce processus de retraitement est tel que même les contenus créés spécifiquement pour l’Internet s’inscrivent au final dans des logiques semblables. Nous avons déjà évoqué les systèmes RSS de syndication automatique pour les blogs . En ce qui concerne les webzines , on a pu constater une tendance au regroupement d’espaces de création qui précédemment existaient de façon autonome. Pour reprendre deux exemples déjà évoqués dans ce texte, Uzine et Rezo.net , on peut ainsi relever deux étapes dans ce mouvement pour les webzines à caractère militant : d’abord, la création d’ Uzine comme fédération de webzines qui jusqu’ici se voulaient « indépendants » au double sens, idéologique et fonctionnel, du terme ; ensuite, le rattachement d’ Uzine à Rezo.net , dont il devient l’une des diverses sources agrégées autour d’une même orientation politique. 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.

Ce retraitement, en aval, d’informations de moins en moins inédites nous semble pouvoir être analysé à un double niveau. A un niveau économique, cette mise en circulation des informations correspond à un mouvement d’externalisation de la création des contenus d’actualité. A un niveau sociopolitique, ce processus de retraitement de l’information privilégiant une information factuelle, quitte à ce que cette dernière soit redondante, peut aussi renvoyer à une évolution de la perception du journalisme. La collecte et la rédaction de nouvelles forment une activité à forts coûts fixes car elle nécessite de rémunérer la main d’œuvre créative (agenciers, journalistes, correspondants) de façon permanente afin de couvrir « l’actualité ». Cette particularité de l’économie des médias reste valable pour l’Internet. 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.

Ce retraitement, en aval, d’informations de moins en moins inédites nous semble pouvoir être analysé à un double niveau.

A un niveau économique, cette mise en circulation des informations correspond à un mouvement d’externalisation de la création des contenus d’actualité.

A un niveau sociopolitique, ce processus de retraitement de l’information privilégiant une information factuelle, quitte à ce que cette dernière soit redondante, peut aussi renvoyer à une évolution de la perception du journalisme.

La collecte et la rédaction de nouvelles forment une activité à forts coûts fixes car elle nécessite de rémunérer la main d’œuvre créative (agenciers, journalistes, correspondants) de façon permanente afin de couvrir « l’actualité ». Cette particularité de l’économie des médias reste valable pour l’Internet.

En revanche, deux changements assez importants peuvent affecter les filières des industries de l’information. D’une part, les coûts de reproduction de l’information deviennent quasi-nuls avec le numérique (un article n’a par exemple plus besoin d’être imprimé en de multiples exemplaires) ; d’autre part, le transit par les réseaux informatisés permet d’abaisser sensiblement la barrière à l’entrée formée jusqu’ici par les coûts logistiques de distribution et de diffusion. Dans le contexte numérique, la réduction des contraintes « matérielles » de publication et de diffusion facilite la reprise et la mise en circulation des informations journalistiques, et rend plus nécessaires encore, par la pléthore informationnelle ainsi engendrée, les investissements dans les activités de mise en visibilité (promotion, référencement, etc.). Ceci explique pourquoi les acteurs traditionnels de l’information journalistique (agences de presse, médias écrits et audiovisuels) se voient concurrencés par de pure players ( portails , agrégateurs ) qui via leur expérience antérieure de l’Internet ont déjà réussi à y constituer des audiences. 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.

Cet effacement de la création des contenus au profit de leur mise en circulation, tel qu’il se matérialise économiquement sur l’Internet, nous renvoie à une évolution plus large du journalisme. Largement vulgarisée avec la formule de «  circulation circulaire de l’information  », l’uniformisation des sujets due à la concurrence interne au champ journalistique (BOURDIEU, 1996) était jusqu’ici plutôt l’objet de critiques. Il est tout à fait remarquable de voir qu’elle est aujourd’hui mise en exergue dans l’argumentaire du principal agrégateur , Google News  : «  Les titres de la page d’accueil de Google Actualités sont sélectionnés automatiquement par des algorithmes informatiques en fonction de plusieurs facteurs, notamment de la fréquence selon laquelle ils apparaissent sur d’autres sites du Web. Cette méthode de sélection s’inscrit tout à fait dans la tradition de recherche du Web de Google, qui repose essentiellement sur le jugement collectif des éditeurs Web pour déterminer les sites proposant les informations les plus intéressantes et les plus pertinentes. Google Actualités s’appuie de la même façon sur le jugement des rédacteurs des agences d’information pour déterminer les nouvelles qui méritent le plus d’être incluses et mises en évidence sur la page Google Actualités.  » 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.

La redondance de l’information est ainsi présentée comme une sorte de garantie, la comparaison des différentes « versions » journalistiques devant permettre in fine à l’Internaute de découvrir une information « épurée ». Habituellement, les dépêches d’agence sont produites avec cette recherche de neutralité, mais dans le cadre d’une transformation ultérieure par les clients : les médias (journaux, stations, chaînes) adaptent ces dépêches d’agence à leurs lignes éditoriales respectives. Or, ces dépêches tendent de plus en plus à être diffusées telles quelles auprès de vastes publics, et on peut sur ce point dresser des parallèles entre le processus de retraitement de l’information sur l’Internet et un développement journalistique qui lui est contemporain, celui de de la presse gratuite . Dans ce dernier cas, une enquête en réception montre même que cette neutralité de l’information proposée par la presse gratuite rencontre une certaine demande de la part des lecteurs, qui pour certains reprochent aux journaux traditionnels leurs parti-pris idéologiques (AUGEY, LIPANI-VAISSADE, RUELLAN, UTARD, 2005). 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.

La redondance de l’information est ainsi présentée comme une sorte de garantie, la comparaison des différentes « versions » journalistiques devant permettre in fine à l’Internaute de découvrir une information « épurée ». Habituellement, les dépêches d’agence sont produites avec cette recherche de neutralité, mais dans le cadre d’une transformation ultérieure par les clients : les médias (journaux, stations, chaînes) adaptent ces dépêches d’agence à leurs lignes éditoriales respectives. Or, ces dépêches tendent de plus en plus à être diffusées telles quelles auprès de vastes publics, et on peut sur ce point dresser des parallèles entre le processus de retraitement de l’information sur l’Internet et un développement journalistique qui lui est contemporain, celui de de la presse gratuite . Dans ce dernier cas, une enquête en réception montre même que cette neutralité de l’information proposée par la presse gratuite rencontre une certaine demande de la part des lecteurs, qui pour certains reprochent aux journaux traditionnels leurs parti-pris idéologiques (AUGEY, LIPANI-VAISSADE, RUELLAN, UTARD, 2005). 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.

Il ne s’agit pas ici de dire que cette configuration est généralisable, ni qu’elle préfigure l’évolution ultérieure du journalisme. Mais sa cohérence, à la fois sur l’Internet et l’imprimé, mérite d’être relevée. On peut considérer qu’une même configuration se retrouve avec, pour les rubriques d’actualités des portails comme pour les journaux gratuits , un retraitement de dépêches d’agences réduisant les coûts de création de l’information et permettant de trouver un large public, peu habitué à payer pour consulter des contenus journalistiques et favorable à une information la plus factuelle possible. L’information journalistique est diffusée en de multiples lieux sur l’Internet, mais sa circulation réticulaire n’équivaut pas à une multiplication des contenus originaux d’actualité, bien au contraire. Au final, il apparaît que la création d’informations exclusives à l’Internet se marie avec la reproduction et la circulation, sur le web, d’informations produites initialement pour d’autres supports. De ce point de vue, l’Internet semble s’inscrire dans la longue liste des technologies d’information et de communication qui mobilisent tous les espoirs d’une transformation radicale du journalisme au moment de leur émergence (radios « libres » ou expériences de télévisions « communautaires » par câble, pour prendre des exemples récents) avant de les atténuer. 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.

Doit-on en conclure pour autant que l’offre d’information journalistique ne connaît que des aménagements mineurs avec l’Internet? L’évanouissement progressif des webzines comme la soudaine mise en avant des blogs témoigne d’une phase d’expérimentations dont il serait bien audacieux de tirer des enseignements définitifs. Il n’en reste pas moins que les innovations en la matière s’inscrivent globalement dans l’ajout au modèle mass-médiatique, prédominant jusqu’ici pour l’information journalistique, de dimensions héritées des réseaux informatisés comme la compilation automatisée des données ou les échanges interpersonnels. Cette possibilité de complémentarité reposant sur la convergence entre médias « traditionnels » et « nouvelles » technologies de l’information et de la communication avait été soulevée il y a déjà plus de dix ans (CHAMBAT, 1995) : il reste à voir, après cette relativement courte période (une décennie) au regard du cycle de vie d’une technologie d’information et de communication telle que l’Internet, sur quelles dynamiques sociales de fond pourront ou non s’appuyer ces évolutions du journalisme 1-3 Organisation générale des espaces offrant de l’information journalistique sur l’Internet.

1-4 Quelle est la politique de blogs des médias en ligne généralistes ? François Guillot, consultant en communication, associé du groupe i&e, en charge des stratégies Internet.

La « politique de blogs » des médias en ligne est le choix fait par les médias de proposer ou non des blogs à leurs lecteurs. Cela peut prendre des formes multiples : -des blogs de journalistes sur le site du média (par exemple celui de Corinne Lesnes du Monde), -une plate-forme de blog proposée aux internautes sous la marque du média (monblog.lemonde.fr)… 1-4 Quelle est la politique de blogs des médias en ligne généralistes ?

Bloguer est un moyen de : proposer un service additionnel à son public (un service d’information quand le média édite des blogs, un service de participation quand le média propose une plate-forme de blogs ouverte au public) d’interagir avec lui pour enrichir l’information et être à son écoute - ou encore tout simplement une pratique inhérente au métier de journaliste, qui peut utiliser le blog pour raconter les coulisses de son métier, expliquer les dessous d’une enquête, diffuser des informations complémentaires, proposer des analyses complémentaires avec un point de vue plus personnel comme le blog le permet bien. 1-4 Quelle est la politique de blogs des médias en ligne généralistes ?

Bloguer est un moyen de :

proposer un service additionnel à son public (un service d’information quand le média édite des blogs, un service de participation quand le média propose une plate-forme de blogs ouverte au public)

d’interagir avec lui pour enrichir l’information et être à son écoute

- ou encore tout simplement une pratique inhérente au métier de journaliste, qui peut utiliser le blog pour raconter les coulisses de son métier, expliquer les dessous d’une enquête, diffuser des informations complémentaires, proposer des analyses complémentaires avec un point de vue plus personnel comme le blog le permet bien.

Les médias français ont une vision culturellement très méfiante vis-à-vis d’Internet. Même si cela a tendance à évoluer un peu depuis quelques mois, on sait que les journalistes français se servent encore malgré cela assez peu des blogs, que ce soit comme source d’information ou comme outil de publication. Et l’image générale dans la blogosphère est que très peu de journalistes bloguent et que beaucoup de ceux qui le font ne le font que dans une logique descendante, ne répondant pas aux commentaires, etc La logique de valorisation est assez différente de la blogosphère la plus visible. En effet, les blogs hébergés sur des sites ou des plates-formes de médias en ligne ne sont pas le plus souvent tenus par des auteurs très intégrés dans la blogopshère, qui maîtrisent la notion de lien entrant et sortant, et qui l’utilisent pour émerger en visibilité. 1-4 Quelle est la politique de blogs des médias en ligne généralistes ?

Leur façon d’utiliser des blogs fait émerger d’autres blogs de la blogosphere. Ces médias hébergent une quantité tout de même assez importante de blogs, parfois de très bonne qualité, parfois avec de très nombreux commentaires et, on peut le supposer, une audience importante… mais dont la logique de valorisation est assez différente de la blogosphère la plus visible, celle du haut du classement Wikio. En effet, les blogs hébergés sur des sites ou des plates-formes de médias en ligne ne sont le plus souvent pas tenus par des auteurs très intégrés dans la blogopshère, qui maîtrisent la notion de lien entrant et sortant, et qui l’utilisent pour émerger en visibilité. En revanche, le fait d’être situés sur des gros carrefours d’audience (les médias en ligne) peut être un vecteur de visibilité pour eux (à la fois par la faculté de cliquer depuis une rubrique “les blogs” sur la home, mais aussi parce que certains de ces médias intègrent des billets de blogs aux actus, donc dans la partie la plus visible et la plus suivie du média…). 1-4 Quelle est la politique de blogs des médias en ligne généralistes ?

Quelle est la politique de blogs des médias en ligne généralistes : les déclinaisons web de médias traditionnels et quelques pure players. - le nombre de blogs existant, leur nature (blogs de journalistes, d’invités, d’internautes) ? - leur vitalité, en utilisant la proportion de blogs actualisée au cours de la dernière semaine ? - la valorisation de ces blogs sur la homepage du site ? 1-4 Quelle est la politique de blogs des médias en ligne généralistes ?

3 politiques de blogs sur ces médias : les Politiques « fermées » Il s’agit des médias qui proposent des blogs à lire, mais pas à écrire. Blogs de la rédaction, blogs d’experts ou de témoins invités par la rédaction, en quantité plus ou moins importante, ces médias sont dans une logique de proposition d’information supplémentaire ou complémentaire, par rapport à leur production éditoriale « officielle », mais ne proposent pas aux internautes de créer leur blog. On est dans la logique d’image de marque, pas dans la logique de service. On peut distinguer deux sous-catégories au sein de ces politiques « fermées » : les médias qui ne proposent que des blogs de journalistes / rédaction / émission ; et les médias qui proposent des blogs de journalistes ET d’invités. a. Politiques fermées : blogs de journalistes seuls. b. Politiques fermées : blogs de journalistes ET AUSSI d’experts invités. 1-4 Quelle est la politique de blogs des médias en ligne généralistes ?

3 politiques de blogs sur ces médias : les Politiques « fermées » Politiques fermées : blogs de journalistes seuls. Ex : Le Figaro. Le Figaro propose 17 blogs qui sont tous des blogs (individuels ou collectifs) de journalistes de la rédaction, comme Suivez le Geek (Samuel Laurent et Laurent Suply) ou Etreintes Digitales (Marie-Catherine Beuth). 15 de ces 17 blogs ont été mis à jour au cours de la dernière semaine : pas mal ! Par contre Le Figaro valorise 3 de ces blogs depuis la home, ce qui le place en queue de peloton. b. Politiques fermées : blogs de journalistes ET AUSSI d’experts invités. Ex : Libération. Libération propose 51 « Libéblogs ». Sur ces 51 libéblogs, 17 sont des blogs de journalistes (comme Secret Défense) et 34 sont des blogs d’invités (comme par exemple Serial Worker sur la vie au travail), ce qui en fait une des plates-formes les plus riches. 1-4 Quelle est la politique de blogs des médias en ligne généralistes ?

3 politiques de blogs sur ces médias : les Politiques « fermées »

Politiques fermées : blogs de journalistes seuls.

Ex : Le Figaro. Le Figaro propose 17 blogs qui sont tous des blogs (individuels ou collectifs) de journalistes de la rédaction, comme Suivez le Geek (Samuel Laurent et Laurent Suply) ou Etreintes Digitales (Marie-Catherine Beuth). 15 de ces 17 blogs ont été mis à jour au cours de la dernière semaine : pas mal ! Par contre Le Figaro valorise 3 de ces blogs depuis la home, ce qui le place en queue de peloton.

b. Politiques fermées : blogs de journalistes ET AUSSI d’experts invités.

Ex : Libération. Libération propose 51 « Libéblogs ». Sur ces 51 libéblogs, 17 sont des blogs de journalistes (comme Secret Défense) et 34 sont des blogs d’invités (comme par exemple Serial Worker sur la vie au travail), ce qui en fait une des plates-formes les plus riches.

3 politiques de blogs sur ces médias : le modèle « semi-ouvert » Les médias proposent à leurs abonnés, et non à tous les internautes, de se créer un blog. On est dans une logique de “service restreint”. On trouve donc sur ces plates-formes à la fois des blogs de journalistes, d’invités et d’abonnés. C’est en fait le cas des seuls Le Monde et Mediapart. Ex : Le Monde. Sur sa page blogs, le Monde a la particularité de ne parler que des « blogs invités », des « blogs sélectionnés » et des « blogs » tout court. Il n’y a donc pas les “blogs de la rédaction” : les journalistes du Monde qui bloguent sont intégrés au blogs « invités » : cela permet de mettre en avant 20 blogs de qualité… dont seulement 4 à ma connaissance (comme Pascale Robert-Diard, chroniqueuse judiciaire) sont tenus par des journalistes du Monde. Alors que le Monde a une plate-forme de blog les plus intéressantes et les plus complètes, la participation de ses journalistes reste bien maigre. 1-4 Quelle est la politique de blogs des médias en ligne généralistes ?

3 politiques de blogs sur ces médias : le modèle « ouvert » On a ici affaire à des médias en ligne qui proposent à tout internaute de passage de se créer son blog sous la marque du média (monblog.20minutes.fr par exemple). A condition évidemment de se créer un compte, etc., mais gratuitement. C’est une logique de service dans une recherche d’audience. On va voir que cela réussit bien à certains et beaucoup moins à d’autres. Ex 20 minutes. Par rapport aux autres médias, on est frappé de voir à quel point les blogs sont intégrés à la home page : on peut au total en cliquer 85… là où chez les autres, on ne dépasse jamais les 20 (23 exactement, pour le NouvelObs). On en compte 5 dans les actus de 20 minutes et le reste en « blogroll » : avec 9 blogs photo, 2 « c’est blogué » (l’occasion de rappeler que le Bondy Blog est chez 20 minutes), 15 « haut les blogs » (l’équivalent de la « sélection » de 20 minutes), 15 avec une liste automatique des derniers mis à jour (20 minutes est le seul média en ligne « ouvert » à se risquer à cela), 10 blogs ville et encore 25 dans une catégorie « vos blogs ». 1-4 Quelle est la politique de blogs des médias en ligne généralistes ?

3 politiques de blogs sur ces médias : le modèle « ouvert »

On a ici affaire à des médias en ligne qui proposent à tout internaute de

passage de se créer son blog sous la marque du média (monblog.20minutes.fr

par exemple). A condition évidemment de se créer un compte, etc., mais

gratuitement. C’est une logique de service dans une recherche d’audience. On

va voir que cela réussit bien à certains et beaucoup moins à d’autres.

Ex 20 minutes. Par rapport aux autres médias, on est frappé de voir à quel point les blogs sont intégrés à la home page : on peut au total en cliquer 85… là où chez les autres, on ne dépasse jamais les 20 (23 exactement, pour le NouvelObs). On en compte 5 dans les actus de 20 minutes et le reste en « blogroll » : avec 9 blogs photo, 2 « c’est blogué » (l’occasion de rappeler que le Bondy Blog est chez 20 minutes), 15 « haut les blogs » (l’équivalent de la « sélection » de 20 minutes), 15 avec une liste automatique des derniers mis à jour (20 minutes est le seul média en ligne « ouvert » à se risquer à cela), 10 blogs ville et encore 25 dans une catégorie « vos blogs ».

3 politiques de blogs sur ces médias : le modèle « ouvert » On a ici affaire à des médias en ligne qui proposent à tout internaute de passage de se créer son blog sous la marque du média (monblog.20minutes.fr par exemple). A condition évidemment de se créer un compte, etc., mais gratuitement. C’est une logique de service dans une recherche d’audience. On va voir que cela réussit bien à certains et beaucoup moins à d’autres. Ex 20 minutes. Par rapport aux autres médias, on est frappé de voir à quel point les blogs sont intégrés à la home page : on peut au total en cliquer 85… là où chez les autres, on ne dépasse jamais les 20 (23 exactement, pour le NouvelObs). On en compte 5 dans les actus de 20 minutes et le reste en « blogroll » : avec 9 blogs photo, 2 « c’est blogué » (l’occasion de rappeler que le Bondy Blog est chez 20 minutes), 15 « haut les blogs » (l’équivalent de la « sélection » de 20 minutes), 15 avec une liste automatique des derniers mis à jour (20 minutes est le seul média en ligne « ouvert » à se risquer à cela), 10 blogs ville et encore 25 dans une catégorie « vos blogs ». 1-4 Quelle est la politique de blogs des médias en ligne généralistes ?

3 politiques de blogs sur ces médias : le modèle « ouvert »

On a ici affaire à des médias en ligne qui proposent à tout internaute de

passage de se créer son blog sous la marque du média (monblog.20minutes.fr

par exemple). A condition évidemment de se créer un compte, etc., mais

gratuitement. C’est une logique de service dans une recherche d’audience. On

va voir que cela réussit bien à certains et beaucoup moins à d’autres.

Ex 20 minutes. Par rapport aux autres médias, on est frappé de voir à quel point les blogs sont intégrés à la home page : on peut au total en cliquer 85… là où chez les autres, on ne dépasse jamais les 20 (23 exactement, pour le NouvelObs). On en compte 5 dans les actus de 20 minutes et le reste en « blogroll » : avec 9 blogs photo, 2 « c’est blogué » (l’occasion de rappeler que le Bondy Blog est chez 20 minutes), 15 « haut les blogs » (l’équivalent de la « sélection » de 20 minutes), 15 avec une liste automatique des derniers mis à jour (20 minutes est le seul média en ligne « ouvert » à se risquer à cela), 10 blogs ville et encore 25 dans une catégorie « vos blogs ».

Tableau récapitulatif 1-4 Quelle est la politique de blogs des médias en ligne généralistes ?

Le modèle dominant est donc la politique fermée : blogs de journalistes seuls. Le modèle « ouvert » est aussi assez présent ce qui montre pour les médias qui le choisissent qu’ils utilisent clairement les blogs dans une logique d’extension de leur audience. Concernant la pratique du blogging par les journalistes, on trouve une centaine de blogs « rédaction » ou « journaliste ». Avec, selon les médias, un nombre de journalistes tenant un blog de façon active assez variable (de 1 à 15) et jamais en quantité large : c’est au Figaro, avec 15 blogs de journalistes mis à jour dans la semaine, qu’on trouve la plus importante activité de journalistes qui blogguent. On notera aussi que seuls quelques-uns réussissent à entretenir des blogs “invités” : Le Monde, Libération, L’Express, Rue89, Mediapart dans une moindre mesure, et LePost à sa façon. Mais cette richesse est-elle suffisamment exploitée ? Entre les médias dans une logique d’image de marque (modèles fermés) et les medias dans une logique de service (modèles semi-ouverts et modèles ouverts), lequel fonctionne le mieux? Il n’y a pas un modèle qui doive s’imposer, mais le choix doit être fait en fonction des priorités du média. Il me semble par exemple assez cohérent que 20minutes soit dans un modèle hyper-ouvert. 1-4 Quelle est la politique de blogs des médias en ligne généralistes ?

Section 2 Valoriser les contenus a travers la marque média, le rich média, en fonction des supports ou du contexte d’utilisation 2-1 Comment la marque donne un sens aux contenus. 2-2 Le rich media: l’enrichissement par la diversité des approches. 2-3 Comment créer des contenus spécifiques aux supports de diffusion. 2-4 Le contenu valorisé en fonction de son contexte d’utilisation. Photo: Netrace

a) Ce n’est pas un titre c’est une marque! Fabrice Boé Président de l’APPM. 2-1 Comment la marque donne un sens aux contenus.

Les magazines, depuis quelques années, ont dépassé leur « enveloppe charnelle ». Ils sont devenus, pour les plus forts d’entre eux, des marques. Concentré d’idées, d’images et de sens, le magazine est bien plus qu’un objet physique. Son concept, ses valeurs, son esthétique créent chez le lecteur des liens identitaires et affectifs exceptionnels. Une marque est reconnue comme telle lorsqu’elle possède une vision et se présente comme porteuse d’une mission qu’elle est capable de mettre en œuvre. Elles ont su rassembler tout ce que le magazine concentrait en lui pour en porter loin les couleurs et les valeurs, la vision et la mission. a) Ce n’est pas un titre c’est une marque!

Dernier défi en date : l’univers Internet.  En créant des sites web issus de nos marques, nous avons fait vivre des valeurs communes à la marque sur un territoire nouveau. Nous avons ainsi élargi notre champ d’expression aux blogs, forums, vidéos que nous sommes aujourd’hui capables d’alimenter et de produire, y compris pour d’autres médias… Pour leurs développements numériques, nos marques de presse disposent de nombreux atouts : -la notoriété, -la légitimité, -la confiance nées de la qualité éditoriale. Car nos magazines savent, depuis toujours, imaginer des contenus qui captivent les lecteurs. Et que nous soyons face à des papivores, des internautes ou des mobinautes demain, la clé restera la production de contenu de qualité, vérifié et à forte valeur ajoutée. Le contenu est définitivement et durablement roi !  a) Ce n’est pas un titre c’est une marque!

Les bouleversements numériques permettent ainsi aux marques de presse de prendre leur essor pour devenir à part entière des marques médias. Le web permet, en s’appuyant sur une même marque, -de développer de nouveaux liens avec les lecteurs et internautes, en optimisant les atouts de chacun des médias. -de chasser en dehors des terrains balisés du magazine ; les sites créant de l’attachement pour des internautes qui n’étaient pas forcément lecteurs de nos magazines. Pour l’annonceur, les avantages sont évidents: -une seule marque, -un même ADN, -un champ de valeurs communes, -une vision partagée -mais des déploiements sur différents supports permettant de toucher des cibles larges : la marque de presse est décidément aussi vivante qu’attractive ! a) Ce n’est pas un titre c’est une marque!

b) L’éditorial, geolier de la parole de la presse. Hamoud El Zeloukh, journaliste freelance et blogueur. 2-1 Comment la marque donne un sens aux contenus.

L’éditorial est l’article de presse auquel il est communément conféré le rôle d’exprimer l’orientation générale du journal dans lequel il apparait. La première fonction qui lui serait reconnue et au premier chef par son instance énonciatrice déclarée (le journal en tant qu’institution) est donc de manifester les principes qui fondent l’activité déployée par la publication. L’ensemble de ces principes constituent la « ligne éditoriale », cadre général censé déterminer le rapport du journal au monde, à la réalité dont celui-ci s’estime le rapporteur. La ligne éditoriale fonde et est fondée sur un ensemble de prises de position vis-à-vis des repères socioculturels, idéologiques et politiques du contexte socio-historique. b) L’éditorial, geolier de la parole de la presse.

L’éditorial assume deux fonctions: La fonction d’information, l’éditorial apporte des informations en rendant les lecteurs destinataires d’une somme d’éléments relatifs à l’événement, au journal en tant qu’instance énonciative et au contexte dans lequel ils s’inscrivent. La fonction de cohésion, elle s’articule autour de trois axes, participant tous du travestissement totalitariste : -Le journal lui-même, en assujettissant tous les discours proposés à une perspective centrale unique : la bien nommée ligne éditoriale. -La réalité, à travers l’événement, en insérant celui-ci dans un discours « sur » la réalité, en proposant une lecture homogène conforme aux critères socio-culturels, idéologiques et économiques préétablis. -L’idéologie dominante que l’éditorial contribue à renforcer, en l’actualisant dans un discours d’auto-justification pseudo-argumentatif. b) L’éditorial, geolier de la parole de la presse.

c) La valse des journalistes et l’identité des journaux. Françoise Benhamou, Professeur Paris I 2-1 Comment la marque donne un sens aux contenus.

La force d’un organe de presse, c’est ses plumes La force d’un organe de presse tient à sa spécificité, aux plumes qui y écrivent. Dans le paysage ultra concurrentiel qu’est la presse quotidienne d’information générale, la construction non seulement d’une marque, mais d’une équipe rédactionnelle que le lecteur retrouve et qui constitue sa différence de ton et de fond, est une condition indispensable de la vie d’un journal. Les analyses de l’emploi culturel ont mis en évidence l’importance de l’adéquation entre les projets et les profils. L’appariement réussi entre les qualités de celui qui travaille et les spécificités de l’entreprise ou de l’institution où il exerce joue un rôle crucial. C’est sans doute vrai dans toutes les entreprises, mais ça l’est plus encore dans la culture et les médias. c) La valse des journalistes et l’identité des journaux.

Les journalistes sont-ils interchangeables? Est-ce une menace à l’originalité des journaux, conduisant à une sorte de standardisation formelle qui en affadit les contenus? Un journaliste qui migre, en quelque sorte, d’un journal à un autre, change–t-il d’opinion, de style, de plume? Sans doute que non. La différenciation des produits de presse se joue alors moins sur le fond que sur l’allocation de l’espace rédactionnel aux différentes rubriques, sur les budgets affectés aux articles de fond, aux articles d’investigation ayant requis du temps et donc un certain investissement. En d’autres termes, entre les grands quotidiens, la standardisation risque de gagner du terrain sous la double influence de la circulation des plumes et de l’importance prise, en termes relatifs, par la compétition pour les budgets publicitaires. Les deux éléments sont orthogonaux, certes, mais leurs incidences convergent vers une moindre originalité qui risque de produire un moindre intérêt des acheteurs qui, rappelons-le, sont de plus en plus exigeants, dont les comportements sont de plus en plus volatiles, et imprévisibles en conséquence. c) La valse des journalistes et l’identité des journaux.

d) Le regard d’un publicitaire sur la presse magazine Interview Gilles Masson, président de l’agence de publicité Léo Burnett. 2-1 Comment la marque donne un sens aux contenus.

Qu’appréciez-vous dans ce média ? Gilles Masson : Pour moi, la presse magazine est – et de très loin ! - le média le plus porteur d’imagination. C’est aussi le média de l’approfondissement ; l’un des grands enjeux de notre société moderne, qui a plutôt tendance à survoler. Ensuite, c’est un média choisi, acheté, non intrusif ; ce qui est d’autant plus important que nous vivons dans un monde où nous avons l’impression de ne pas pouvoir bouger sans être envahi par les signes publicitaires ! Enfin, dans la presse magazine, il y a un mot qui compte beaucoup et qui me séduit énormément : c’est celui de « contrat de lecture » entre un lecteur et son magazine. Les médias ont des positionnements, des registres, des audiences … mais seul le média magazine parce qu’il est un média acheté, dans lequel il y a un investissement affectif, a un contrat de lecture ! d) Le regard d’un publicitaire sur la presse magazine

En quoi la presse magazine est-elle un média moderne ? G.M. : J’aime bien procéder par analogie : aujourd’hui la modernité est incarnée par un triangle magique : Internet, le numérique et l’interactivité. Quand on regarde de plus près Internet, on voit que les sites les plus intéressants et les plus consultés sont en fait conçus comme des magazines, parce que la conception des magazines est une conception de pertinence, par rapport à une cible précise, à un ton… Or, paradoxalement, la conception des magazines, leur diversité (ils abordent plusieurs sujets, on y rentre comme dans un portail…) et l’approfondissement qu’ils apportent sur différents sujets, représentent vraiment pour moi presque le contrat de lecture d’un Internet moderne ! Le magazine est aussi très moderne par essence, car il représente le contenu. Attention, je ne suis pas entrain de caricaturer et de dire « Internet, c’est les tuyaux et le magazine c’est le contenu » ; pas du tout ! Mais par rapport à l’explosion de l’offre, le contenu, c’est évidemment l’enjeu de demain ! d) Le regard d’un publicitaire sur la presse magazine

Pour autant, les sites dont vous parlez, ceux qui se sont les plus développés, ne sont pas des sites de magazines … G.M. : C’est vrai, les magazines n’ont pas encore assez pris le virage de l’Internet, mais maintenant ils y investissent, en force et les restructurations récentes du marché vont clairement dans ce sens. Enfin, sans trop se lancer dans la science-fiction, on sait que dans un avenir proche, on utilisera le e-paper pour télécharger des articles et des informations. La convergence demain va donc vers quelque chose qui par essence, par structure, sera un e-mag, et ce magazine restera moderne pour les mêmes raisons que j’évoquais précédemment et qui me font aimer la presse magazine : parce que c’est le média choisi, celui de l’approfondissement, qu’il est non intrusif et porteur d’imagination… Au-delà de rubriques comme le courrier du lecteur, il y a une sensibilité extrêmement forte au lectorat dans le magazine ; les concepts évoluant vraiment en fonction de la façon dont les lecteurs les perçoivent. Cette réactivité dépasse largement l’Audimat car elle se situe davantage dans le qualitatif. Ce n’est pas une réactivité quantitative, c’est une réactivité de contrat de lecture, en fait ! d) Le regard d’un publicitaire sur la presse magazine

Quel regard portez-vous sur la créativité publicitaire ? G.M. : Depuis quelques années, je trouve que la créativité en France est très forte sur le magazine. En feuilletant les books des Grands Prix, on voit des dizaines de campagnes de très haut niveau. Dans un magazine, on rentre en imaginaire Or l’idée est forte lorsqu’elle projette une image et une histoire. Et une image est forte lorsqu’elle conceptualise une idée et fait marcher l’imagination. Dans un magazine on rentre en imaginaire, c’est-à-dire qu’on va ramasser synthétiquement une idée en une image. Par exemple, lorsqu’une marque de chaussures montre des tentacules de pieuvre pour dire que ses semelles sont antidérapantes, c’est super simple, il y a très peu de mots, mais l’image cristallise l’idée et nous projette dans un imaginaire extrêmement fort, qui nous raconte une histoire, voire des histoires. d) Le regard d’un publicitaire sur la presse magazine

e) Un journalisme de qualité est rentable, le trimestriel XXI. Alain Joannes , journaliste et créateur de "Multimédia" et du "Journal du Web" sur LCI, créateur de la webradio d'Arte. 2-1 Comment la marque donne un sens aux contenus.

Critères de qualité valables pour le papier comme sur le web. La qualité , en matière de presse, suppose d’abord un refus des scléroses corporatistes, comme celle qui s’exprime dans le mot d’ordre « Faites court, les gens ne lisent plus. » L'exigence d'un journalisme de qualité passe par le rejet du conformisme professionnel qu'illustre le mot d'ordre répandu dans presque toutes les rédactions « Restez dans la ligne générale (sous entendu: ne vous écartez surtout pas de ce que publient les autres organes de presse); si ce n’est pas dans l’AFP, ce n’est pas de l’actu. » e) Un journalisme de qualité est rentable, Le trimestriel XXI.

Comment les contraintes de la presse traditionnelle ont amené Patrick de Saint-Exupéry à chercher, et trouver une autre approche de l'actualité: La rencontre entre l’éditeur Laurent Beccaria et le journaliste Patrick de Saint-Exupéry était placée sous le signe du refus et du rejet, donc de la singularité. La qualité, en matière de presse, c’est ensuite la créativité . Prendre le temps de la réflexion pour concevoir un projet, étudier sa faisabilité sans passer par les normes artificielles du marketing. Patrick de Saint-Exupéry et Laurent Beccaria se sont rencontrés chaque jeudi, pendant plusieurs mois, pour chercher ensemble les modalités pratiques de mise en oeuvre de ce journalisme singulier et de qualité. En suivant les stéréotypes du marketing - le lecteur-type, la publicité, la périodicité, le prix - le projet était condamné par "les professionnels de la profession". Un jeudi matin, après une nuit passée à exorciser un renoncement qui semblait inéluctable, une équation à trois paramètres s'est imposée. C'était la formule de la cohérence. e) Un journalisme de qualité est rentable, Le trimestriel XXI.

Des journalistes bien payés, traités comme des auteurs. Laurent Beccaria parle d'auteurs à propos des journalistes du trimestriel. Peut-être parce qu'il est éditeur de livres, habitué à traiter avec des écrivains, maîtres de leur production intellectuelle, mais pas seulement. La dignité d' auteur attribuée à un journaliste désigne une concentration de talents qui fait de ce journaliste un aristocrate de la profession. Sans doute par l'acuité de son regard sur l'actualité. Acuité qui comporte naturellement une grande profondeur de champ, une capacité à aller au-delà des faits et des apparences pour saisir et restituer des phénomènes décisifs . Une capacité à construire un récit , comme un écrivain mais au service de la réalité observée. Talent d'écriture aussi. Avec la probabilité, malgré tout, d'être corrigé et d'avoir, peut-être, à réécrire plusieurs fois son article e) Un journalisme de qualité est rentable, Le trimestriel XXI.

Quoi qu'il en soit, le fait que des journalistes soient considérés comme des auteurs prouve que la profession n'est pas fatalement vouée à la déqualification. Effectivement, l'écriture est travaillée dans XXI. Cependant... ...Une préciosité stylistique - "le bien écrire journalistique" en successions de phrases courtes sujet/verbe/complément, fonctionnant de manière répétitive comme une rythmique disco - m'agace prodigieusement dans certaines livraisons de XXI. Et la notion d'aristocratie qui s'attache au statut d'auteur renvoie au prestige d'une marque média , avec sa légitimité fondée sur des valeurs reconnues: fiabilité, singularité, créativité, profondeur. Laurent Beccaria récuse l'idée de marque media. Il préfère parler de titre. D'accord: un titre, c'est aristocratique aussi. e) Un journalisme de qualité est rentable, Le trimestriel XXI.

La beauté sur papier c'est le rich media sur le web. Il n'y pas de ligne éditoriale, à XXI. Le contenu de chaque livraison est déterminé par un engagement: L'engagement de traiter le réel dans l'actualité

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