Kamgna Statistiques Monétaires Comme Indicateurs De La Conjoncture

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Information about Kamgna Statistiques Monétaires Comme Indicateurs De La Conjoncture
Finance

Published on February 11, 2009

Author: kamgna

Source: slideshare.net

LES AGRÉGATS MONÉTAIRES PEUVENT-ILS ÊTRE UTILISÉS COMME INDICATEURS AVANCÉS DE LA CONJONCTURE ? Par Séverin Yves KAMGNA [1] [1] Chef du Service de la Programmation Monétaire et des Finances Publiques, Direction Générale des Etudes, Finances et Relations Internationales, BEAC Services Centraux, kamgna@beac.int KAMGNA Séverin Yves, 1 Janvier 2009

POINT SUR LE DEBAT THEORIQUE I. CONDITION POUR MIEUX DEFINIR LA II. STRATEGIE DE POLITIQUE MONETAIRE ? PERTINENCE DE LA QUESTION POUR LES III. TRAVAUX DE LA BEAC KAMGNA Séverin Yves, 2 Janvier 2009

POINT SUR LE DEBAT I. THEORIQUE KAMGNA Séverin Yves, 3 Janvier 2009

II. CONDITION POUR MIEUX DEFINIR LA STRATEGIE DE POLITIQUE MONETAIRE ? KAMGNA Séverin Yves, 10 Janvier 2009

Monetary Policy Framework → → Intermediate → Operating Goals Instruments ← ← ← Targets Targets - Reserve Requirements - Price stability - Monetary Aggregates - Short-term Interest Rate - Official interest Rates - Sustainable Growth - Inflation - Open Market Operations - Reserve Aggregates - High Employment - Exchange Rate - Direct Controls - Financial Stability Tactics → ← Strategy KAMGNA Séverin Yves, 11 Janvier 2009

Quelle stratégie de politique monétaire ? La banque centrale doit choisir : ses instruments, ses cibles immédiates ou opérationnelles, des indicateurs fiables pour sa politique des cibles intermédiaires, un ou des objectifs ultimes, des tactiques (gradualisme ou douche froide) et des stratégies (règles ou discrétion : crédibilité). KAMGNA Séverin Yves, 12 Janvier 2009

Explicit Targets: 1990 and 1998 1990 Inflation target 3 1 (4) (84 central banks) Exchange rate 17 14 target (31) Developing Advanced Monetary target 4 10 (14) No explict target 32 4 (36) 0% 20% 40% 60% 80% 100% 1998 Inflation target 25 16 13 (54) (93 central banks) Developing Exchange rate 22 13 15 Transitional target (50) Advanced Monetary target 18 14 8 (40) 0% 20% 40% 60% 80% 100% KAMGNA Séverin Yves, 13 Janvier 2009 Source: Mahadeva and Sterne (2000)

Explicit Targets: 1998 and 2004 1998 Inflation target 25 16 13 (54) Exchange rate 22 13 15 target (50) Developing Transitional Advanced Monetary target 18 14 8 (40) No explict target 4 1 (5) 0% 20% 40% 60% 80% 100% Inflation target 27 16 9 2004 (52) Exchange rate 23 13 5 target (41) Developing Transitional Advanced Monetary target 19 14 5 (38) No explict target 1 (1) 0% 20% 40% 60% 80% 100% KAMGNA Séverin Yves, 14 Janvier 2009

Quelle stratégie de politique monétaire ? Chocs de productivité importants (1990’s); Intégration financière internationale (1980’s); Chocs de matières premières et des produits alimentaires (1973, 1979, 1986, 1999, 2005, 2008); Volatilité du climat d’investissement; Aléas de l’économie américaine; Nouveaux pays industrialisés; KAMGNA Séverin Yves, 15 Janvier 2009

Déréglementations et décloisonnements; Crises boursières et financières (1987, 1998, 2008); Place des gouvernements; Apparition du SME (1979) puis de l’UME (1999); Emergence d’un système monétaire international intégré et complexe basé uniquement sur la confiance; KAMGNA Séverin Yves, 16 Janvier 2009

Quelle stratégie de politique monétaire ? La question de la stratégie de politique monétaire revient à traiter des objectifs assignés à la Banque Centrale et des instruments qu’elle utilise pour y parvenir. De manière concrète, il s’agit de la démarche retenue par la Banque Centrale pour atteindre son principal objectif (indicateurs économiques et monétaires suivis et hypothèses sous jacentes en terme de mécanismes de transmission de la politique monétaire). KAMGNA Séverin Yves, 17 Janvier 2009

Quelle stratégie de politique monétaire ? Au plan théorique, les stratégies de politique monétaire suivies par les Banques Centrales sont généralement classées en trois catégories : - Ciblage monétaire - Ciblage d’inflation - Ciblage de taux de change KAMGNA Séverin Yves, 18 Janvier 2009

Quelle stratégie de politique monétaire ? CIBLAGE MONETAIRE - Adoption d’un objectif de croissance monétaire (M1, M2, M3…) - Lien stable entre taux d’intérêt (instrument) et masse monétaire (objectif intermédiaire). - Lien stable entre objectif intermédiaire (M1, M2, M3…) et objectif final (stabilité – inflation). - Affichage ex-ante ou pas des objectifs intermédiaires et finaux (transparence, crédibilité, comportement des marchés et du public…). KAMGNA Séverin Yves, 19 Janvier 2009

Quelle stratégie de politique monétaire ? CIBLAGE MONETAIRE (suite) En résumé, si l’hypothèse de lien stable est établie, alors la Banque Centrale peut recourir à des modifications de taux directeurs pour faire en sorte que la croissance de la masse monétaire demeure dans la limite assignée (en terme d’objectif-cible ) et, ainsi, grâce à la stabilité de la relation entre monnaie et prix, maintenir indirectement la stabilité des prix. KAMGNA Séverin Yves, 20 Janvier 2009

Quelle stratégie de politique monétaire ? CIBLAGE DE L’INFLATION Adoption d’un objectif d’inflation qui est suivi directement. Dans ce cas, la Banque Centrale, plutôt que d’utiliser (c’est-à-dire suivre) les évolutions de la monnaie pour orienter les décisions de politique monétaire, met l’accent sur les évolutions de l’inflation elle-même par rapport à la cible recherchée. KAMGNA Séverin Yves, 21 Janvier 2009

Quelle stratégie de politique monétaire ? CIBLAGE DE L’INFLATION …/… Les décisions de politique monétaire représentent ainsi des réactions plus ou moins mécaniques aux écarts de prévisions concernant un indicateur particulier d’inflation (inflation sous-jacente par exemple…) par rapport à une cible spécifique sur un horizon bien défini. Les prévisions d’inflation de la Banque Centrale sont donc placées au centre de l’analyse et du débat de politique monétaire. KAMGNA Séverin Yves, 22 Janvier 2009

Quelle stratégie de politique monétaire ? CIBLAGE DE TAUX DE CHANGE Adoption d’un objectif de taux de change à défendre au regard des marchés de changes Dans ce cas, la Banque Centrale suit directement l’évolution du taux de change par rapport à une norme ou une fourchette souhaitée (expérience du mécanisme de change au sein du SME en Europe). KAMGNA Séverin Yves, 23 Janvier 2009

Quelle stratégie de politique monétaire ? Elle intervient soit directement sur les marchés des changes soit indirectement à l’aide des autres instruments de politique monétaire (taux d’intérêt notamment). Dans la pratique, ces différentes approches comportent des avantages et des inconvénients. KAMGNA Séverin Yves, 24 Janvier 2009

Quelle stratégie de politique monétaire ? Les Banques Centrales par souci de pragmatisme (car aucune approche ne détient la stricte vérité, la réalité économique étant plus complexe) doit combiner de fait ces approches, en utilisant une batterie d’informations économiques et monétaires: CHECK LIST KAMGNA Séverin Yves, 25 Janvier 2009

Quelle stratégie de politique monétaire ? Par exemple, la stratégie de politique monétaire la BCE repose sur deux « piliers », à savoir : - le premier pilier qui est basé sur une large gamme d’autres indicateurs économiques et financiers (activité, demande, marché du travail, marchés des capitaux, taux de change…); - le second pilier qui assigne un rôle important à la monnaie (valeur de référence de M3 : croissance annuelle de 4,5 %) et aux conditions de financement des économies. KAMGNA Séverin Yves, 26 Janvier 2009

Politique monétaire de la BEAC de 1972 à 1990 Objectif final de la politique monétaire non explicitement énoncé dans les statuts de 1972, mais, compte tenu des mécanismes et des instruments de financement en faveur des secteurs dits privilégiés prévus à l’époque, l’on considère que la politique monétaire était davantage orientée vers le Politique des taux d’intérêt administrés financement du développement économique. Sélectivité des taux selon les acteurs et les secteurs économiques Plafonds de réescompte (États, banques, nature d’opérations) Réserves obligatoires non rémunérées KAMGNA Séverin Yves, 27 Janvier 2009

Politique monétaire de la BEAC à partir de 1990… Objectif Stabilité monétaire: - Stabilité des prix : inflation faible et nécessité d’une convergence notamment avec la Zone Euro compte tenu de l’ancrage du F. CFA à l’euro. De manière opérationnelle la norme à ne pas dépasser dans la CEMAC est de 3% en moyenne annuelle (cf. Surveillance multilatérale dans la CEMAC). Ce niveau donne une marge de manœuvre par rapport à celui de 2% en vigueur dans la Zone Euro. - Couverture extérieure de la monnaie : le taux de couverture extérieure de la monnaie (avoirs extérieurs bruts sur engagements à vue de la BEAC) doit être au minimum égal à 20%. KAMGNA Séverin Yves, 28 Janvier 2009

Politique monétaire de la BEAC à partir de 1990 …/… Politique de refinancement : - Programmation monétaire (en amont) : cadre de définition et de fixation des objectifs monétaires et de crédit, dont l’objectif de refinancement, compatibles avec la réalisation des objectifs finaux de la politique monétaire - Politique rénovée des taux d’intérêt dans le cadre du monétaire sous-régional (en aval) : injections et/ou ponctions des liquidités par la Banque Centrale : KAMGNA Séverin Yves, 29 Janvier 2009

Politique monétaire de la BEAC à partir de 1990 …/… Politique des réserves obligatoires (Art. 20 des statuts) : - Mettre le système bancaire « en banque » - Complément à la politique des taux d’intérêt KAMGNA Séverin Yves, 30 Janvier 2009

Politique monétaire de la BEAC à partir de 1990 …/… En résumé : 1.- Compte tenu du cadre actuel de définition de la politique monétaire de la BEAC (la programmation monétaire), l’on peut avancer que sa stratégie de politique monétaire relève davantage du ciblage monétaire. 2.- Toutefois, dans les faits, les décisions de politique monétaire sont prises en fonction d’une large gamme d’indicateurs économiques et monétaires au plan sous-régional et international. KAMGNA Séverin Yves, 31 Janvier 2009

Les principaux chantiers de la politique monétaire de la BEAC Approfondissement du cadre de définition de la politique monétaire - Programmation monétaire sous-régionale - Affichage ou annonce ex ante des objectifs intermédiaires et finaux ? - Étude de la dynamique et des conséquences des impulsions de politique monétaire sur les sphères financières et réelles KAMGNA Séverin Yves, 32 Janvier 2009

Les principaux chantiers de la politique monétaire de la BEAC Approfondissement du système financier dans la CEMAC - Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale - Émission de titres publics à souscription libre - Modernisation des systèmes de paiement et de règlement - Centrale des bilans KAMGNA Séverin Yves, 33 Janvier 2009

Les principaux chantiers de la politique monétaire de la BEAC Mise en place d’instruments complémentaires de gestion de la liquidité - Mécanisme de stabilisation des recettes budgétaires - Fonds des Générations Futures - Politique d’open market KAMGNA Séverin Yves, 34 Janvier 2009

Les principaux chantiers de la politique monétaire de la BEAC Mise en place d’instruments complémentaires de gestion de la liquidité - Mécanisme de stabilisation des recettes budgétaires - Fonds des Générations Futures - Politique d’open market KAMGNA Séverin Yves, 35 Janvier 2009

PERTINENCE DE LA III. QUESTION POUR LES TRAVAUX DE LA BEAC KAMGNA Séverin Yves, 36 Janvier 2009

Pertinence de la question pour les travaux de la BEAC Les statistiques monétaires sont fiables et disponibles dans de brefs délais Ce sont des séries infra-annuelles (mensuelles…) KAMGNA Séverin Yves, 37 Janvier 2009

Pertinence de la question pour les travaux de la BEAC Marchés Financiers embryonnaires et faibles expositions et intégrations aux marchés financiers étrangers; Prédominance de la monnaie fiduciaire. KAMGNA Séverin Yves, 38 Janvier 2009

LIENS AVEC LES AUTRES SECTEURS M2 Lien avec la BDP: Avoirs extérieurs nets ΔAEN=CA+CK+CF (AEN) Lien avec les finances Avoirs intérieurs nets publiques: (AIN) ΔCNE=financement intérieur bancaire du déficit o Créances nettes sur public l’Etat Lien avec le secteur réel: o Créances sur le ΔCSP lié à la croissance du secteur privé PIB, la conso privée, o Autres postes nets l’investissement privé, etc.) (APN) KAMGNA Séverin Yves, 39 Janvier 2009

FORTE INTERRELATIONS ENTRE LES SECTEURS MACROECONOMIQUES • REPONSE POSITIVE A LA QUESTION, QUI DEVRAIT ETRE DEMONTRER EMPIRIQUEMENT KAMGNA Séverin Yves, 40 Janvier 2009

DEMARCHE: RECHERCHE DE FAITS STYLISES Etablir des régularités dans les fluctuations Vérifier si certaines des dynamiques mises en évidence empiriquement sont conformes aux déductions de la théorie économique Prévoir le cycle de référence à partir des régularités mises en évidence, et notamment d’indicateurs avancés KAMGNA Séverin Yves, 41 Janvier 2009

CARACTERISATION DES FAITS STYLISES Yt: agrégat de référence (IPI) Yct composante cyclique Xt, de composante cyclique Xct sera dit: Procyclique ssi ρ(Xct, Yct)>0 Acyclique ssi ρ(Xct, Yct)=0 Contracyclique ssi ρ(Xct, Yct)<0 KAMGNA Séverin Yves, 42 Janvier 2009

CARACTERISATION DES FAITS STYLISES Yt: agrégat de référence (IPI) Xt sera dit: indicateur avancé de j périodes <=> j est le max |ρ(Xct-j, Yct)| indicateur synchrone de j période <=> j=0 est le max de |ρ(Xct-j, Yct)| indicateur retardé de j périodes <=> j est tel que max |ρ(Xct+j, Yves, Yct)| KAMGNA Séverin 43 Janvier 2009

DECOMPOSITION DE LA SERIE Attention: série brute ? ou série CVS? il convient de décomposer en composantes saisonnières et en composantes tendancielles KAMGNA Séverin Yves, 44 Janvier 2009

TRAITEMENT STATISTIQUE APPROFONDI Analyse de la stationnarité des séries Analyse de la cointégration Détermination de la relation de long terme Détermination de la relation de court terme Détermination des délais d’ajustement d’un choc KAMGNA Séverin Yves, 45 Janvier 2009

CONCLUSION Les évolutions des agrégats monétaires peuvent être des indicateurs avancés de la conjoncture mais, leur pertinence dans la définition, le suivi et l’orientation de la politique monétaire est globalement faible dans une économie à secteur financier développé. Compte tenu de la globalisation financière et du développement des marchés et instruments financiers dans la CEMAC, une « CHECK LIST » complète s’avère importante pour la BEAC KAMGNA Séverin Yves, 46 Janvier 2009

MERCI DE VOTRE ATTENTION KAMGNA Séverin Yves, 47 Janvier 2009

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