De l'égoïsme des zèbres by AGugy

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Health & Medicine

Published on February 23, 2014

Author: agugy

Source: slideshare.net

Description

Petit texte sarcastique sur l'importance de rester zèbre quand le cheval guette.

De l’égoïsme des zèbres by A.Gugy Telle Psy célèbre nous décrit nous, hors courbe, comme étant de drôles de zèbres. Oublions d’emblée le pyjama à rayures, personnellement, je n’en porte jamais. Quant à courir en sabots dans la savane par 45 °C à l’ombre… merci, mais non merci. Je ne suis ni Zatopek, ni Hollandais et encore moins Bochiman craignant la chute libre des bouteilles de Coca Cola. C’est vrai pourtant que, je me suis toujours su être une bête rare, surtout quand, ridicule dans les différents costumes que la vie m’enfilait, je broutais paisiblement les cornichonneries débitées par mes voisins de wagon. Mais de là à me travestir pour gagner gravement ma vie dans un zoo à la mode, prenons Antwerpen (richting het station), pourquoi pas en fait ? Pourquoi ne pas en faire son métier ; bête de somme, de cirque, de concours, d’exposition ou bête à s’ennuyer, en fait ! Drôle alors ? Et l’égoïsme dans tout cela ? J’y viens, après ce petit interlude animalier formaté 16:9 garanti sans cruauté. (J’ai volontairement, pour l’avoir maintes fois vécu, passé l’épisode de la lionne me saisissant, moi l’animal, à la gorge pour me manger le gras du cul. D’ailleurs, la preuve, du cul, je n’en ai plus !). L’égoïsme ah l’égoïsme ! Plus je me défraîchis, plus je me nombrilise, me racrapote, m’auto-ensemence. Au plus aussi je sais que si je veux faire de la poussière, gonflée le temps d’une vie par le souffle de quelques illusions, un personnage un tant soit peu romanesque, au moins je me dois de diluer lesdites espérances dans le maelström de la débilité humaine. Car moi aussi j’ai des faiblesses, moi aussi je peux m’étendre sur la couche de la médiocrité et me faire prendre des heures durant. Moi aussi, moi aussi, je peux faire semblant d’être pareil. Ah mourir vieux, mourir à petits pas, mourir replet d’une vie où l’on a si peu fait, si ce n’est suivre, suivre, suivre… suivre le mouvement, l’air du temps, les aspirations des parents, des proches, des bienveillants, suivre, suivre, suivre… et attendre cette mort qui délivre. Oh égoïsme, sauve-moi de ce destin de petit minus, petit rictus, protège-moi des gugusses aux poches remplies de Sugus, emporte-moi dans des élans lyriques, crève-moi les yeux pour ne plus prendre exemple, bouche-moi les oreilles pour ne plus prendre parti, arrache-moi la langue pour ne plus butiner les Fleurs du mal et y prendre goût, surtout y prendre goût. Oui, égoïsme, soulève-moi sur l’autel, non pas de la célébrité, tout aussi crasse, mais celui de la félicité, de la voie juste (non pas ferrée, trop fréquentées), de la voie du milieu, celle qui passe entre la fesse gauche, par trop confortable, et la fesse droite, matérialiste. Happe-moi dans le trou noir de la voie intime, au plus profond de mon moi-même pour que jaillisse en traînées blanches le « deviens qui tu es » cher à d’aucuns. Sans égoïsme, point de devenir CQFD, Voici ce qui conclut la saillie du mois, la suite à la prochaine noce.

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